Avoir 16 ans – Notre futur: un scénario de film catastrophe?

24 mars 2022 - Rosalie Mimeault-Morency

Dernièrement, j’ai regardé le film «Don’t Look Up». Un duo d’astronomes découvre une comète qui fonce droit sur la Terre, laissant à l’humanité six mois à vivre. Je m’attendais à bien rire puisque le film est considéré comme une satire. Je l’ai plutôt terminé en larmes.

Rosalie, des idées plein la tête, des projets plein les bras, une planète à sauver.

 

Il faut dire que le long métrage dépeint un portrait vraiment désastreux de la société, ce qui est venu me chercher droit au cœur. Non seulement il établit un parallèle avec la comète et l’urgence climatique, mais il aborde aussi plusieurs enjeux mondiaux sous un angle très caricatural. L’abus de pouvoir, par exemple, l’omniprésence des réseaux sociaux, le déni scientifique, les (trop grandes) avancées technologiques, et j’en passe. Je ne pouvais m’empêcher de me demander: «Est-ce qu’on en arrivera là un jour?»

J’ai souvent le sentiment d’être submergée par les difficultés auxquelles notre planète est confrontée. Pauvreté, discrimination, guerres, réchauffement climatique, inégalités sociales… Il y a tant à régler en même temps! Quand je pense au futur, j’ai parfois l’impression qu’on fonce droit vers un mur, et ça me fait peur. Devant tous ces problèmes, on nous dit: «Tenez, débrouillez-vous avec ça, la gang!» Ça fait un peu lourd sur les épaules

Oserez-vous regarder en haut?

 

Puis, je me rappelle que, justement, dans quelques années, ce sera au tour de notre génération de prendre les rênes de notre société.Tout à coup, je me sens plus légère. Certaines personnes disent que nous sommes une bande de jeunes blasés pensant juste à leur nombril ou à leur cellulaire. Moi, je suis convaincue que notre génération est novatrice, ouverte d’esprit, tolérante, sensibilisée et mobilisée face aux enjeux qui nous touchent. Je vois tous les élans de solidarité que nous créons, les manifestations auxquelles nous participons, les mouvements étudiants qui jaillissent d’un peu partout, et ça me remplit d’espoir. Je nous trouve déterminé·e·s, audacieux·euse·s, lumineux·euse·s.

Notre futur, c’est à nous de le bâtir à notre image, en montrant à la société que nous sommes présent·e·s et que nous avons notre mot à dire. Et pourquoi pas commencer dès maintenant? Que ce soit en s’impliquant dans les comités scolaires, en écrivant à sa ou son député.e, en prenant part à des actions militantes pour des causes qui nous tiennent à cœur, les moyens ne manquent pas!

En réalisant que mon futur reflétera les valeurs de ma génération, tout à coup, j’ai un peu moins peur. Finalement, peut-être que mon avenir ne sera pas un scénario de film catastrophe!

 

Pour écrire à Rosalie : rosalie@curiummag.com

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