Avoir 16 ans : Ma vie n’est pas un film d’ados

21 octobre 2021 - Rosalie Mimeault-Morency

Faire le party, sortir avec nos ami·e·s tous les soirs, briser les règles, sortir de la maison le plus souvent possible… Dans les films, les livres, les séries, les média et j’en passe, c’est ainsi qu’on représente la vie des ados. Le message est bien clair : c’est la seule façon de profiter de sa jeunesse et il faut s’y conformer pour ne pas être en marge. Ceux et celles qui ne suivent pas ce mode de vie sont vu·e·s comme étant différent·e·s, plates. Rejeté·e·s.

À force d’être bombardée de ces images stéréotypées, j’ai grandi avec l’idée que ma propre jeunesse devait absolument ressembler à ça pour être réussie. Je me disais que socialement, on s’attendait à ce que je reproduise ce modèle. Après tout, c’est la vie rêvée de tout ado, non ?

Peu à peu, j’ai commencé à ressentir la pression de toujours devoir être en mouvement, comme ces personnages de films pour ados mal traduits qui font la fête avec 130 autres personnes un mercredi soir. J’en étais presque rendue à me sentir coupable de passer ma fin de semaine à la maison, craignant de manquer l’expérience de ma vie à l’extérieur de chez-moi !

Rosalie, des idées plein la tête, des projets plein les bras, une planète à sauver.

 

Puis j’ai fini par réaliser que comparer ma vie à celle des ados de la télé, c’est exactement ce qui m’empêchait de profiter de mon adolescence ! Ces années-là sont peut-être faites pour expérimenter des choses, mais je crois que c’est aussi une période où il est important de prendre le temps de découvrir qui nous sommes, d’en apprendre plus sur nos intérêts, de se créer de nouvelles passions, tout en y allant à notre rythme. Pas à celui que les standards nous imposent. C’est comme ça qu’on va acquérir notre petit bagage d’expériences pour les grosses années qui nous attendent, après 18 ans.

Ce petit bagage, tout le monde le crée à sa façon. Pour certaines personnes, c’est en sortant en gang, pour d’autres, c’est en passant du temps seul·e, et les deux sont tout à fait valides. J’aimerais qu’on arrête de penser qu’il y a une manière unique de profiter de notre adolescence. Tout cela est personnel. Au fil des ans, j’ai bien compris que ça ne va jamais arriver qu’un gars invite toute mon école à faire le party dans sa maison de cinq étages. Ou bien que je sèche les cours avec mes ami·e·s pour aller à La Ronde.

Et rendue là, j’arrête de m’en faire. Je suis heureuse, autant quand je fais un pique-nique avec ma gang que lorsque j’écoute ma musique seule dans ma chambre. Et c’est ça l’important, n’est-ce pas ?

Pour écrire à Rosalie : rosalie@curiummag.com

Pour lire : S’impliquer, c’est aussi une histoire de jeunes !

 

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