Science en une – Octobre 2025
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Tchin-tchin les chimpanzés!
Dans un parc national de Guinée-Bissau, en Afrique de l’Ouest, des chimpanzés ont été filmés en train de partager des fruits alcoolisés. Auraient-ils découvert l’apéro ?
Les fruits en question, des baies de l’arbre à pain, sont aussi gros que des ballons de volleyball. Leur chair fibreuse et charnue a un goût semblable à celui des arachides. Les chimpanzés choisissent délibérément les plus fermentés, qui contiennent de l’éthanol.
Généralement peu enclins à partager leur nourriture, les primates se réunissent autour de ces mets alcoolisés et s’échangent des morceaux, transformant ce repas en un rare événement social.
Plusieurs autres espèces ont déjà été observées en train de consommer des fruits alcoolisés, mais cette dégustation collective est une première. Nos rituels autour de l’alcool remonteraient-ils à nos lointains ancêtres ?

Faire tomber un oeuf sans le casser
Avez-vous déjà participé au défi de la chute de l’oeuf ? Chaque année, des élèves tentent d’empêcher un oeuf de se casser en utilisant différents dispositifs et matériauxde rembourrage.
On entend parfois dire qu’un oeuf se brise plus facilement quand il atterrit sur le côté. Il faudrait donc qu’il atterrisse à la verticale pour augmenter nos chances.
FAUX ! répondent neuf scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT). L’équipe a fait tomber 180 oeufs et en a soumis 60 autres à des tests de compression. La coquille est plus flexible autour de l’équateur qu’aux extrémités. Elle est donc capable d’absorber plus d’énergie sur les côtés avant de se fissurer.
Rigidité ne rime pas avec solidité. Pour gagner, pensez horizontalité !

Il pleut de l’énergie !
Et si on utilisait la pluie comme source d’électricité ? À Singapour, des scientifiques ont réussi à allumer 12 ampoules DEL grâce à des gouttes d’eau qui s’écoulent dans un tube. L’énergie provient de la séparation des charges, un phénomène naturel où les moléculesse séparent en charges positives et négatives lorsqu’un liquide coule sur une surface solide.
Habituellement, ce phénomène produit une quantité d’électricité négligeable. Mais les scientifiques ont identifié les paramètres qui maximisent le rendement : un tube de 32 cm de long et de 2 mm de diamètre avec un écoulement goutte à goutte.
Il reste encore du travail à faire pour peaufiner ce prototype. Mais éventuellement, le groupe de recherche souhaite installer ces tubes sur des toits pour créer de l’énergie renouvelable (lorsqu’il pleut !). Ce système pourrait générer 100 watts d’électricité par mètre carré de surface. Intéressant pour les régions trop pluvieuses pour les panneaux solaires !
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