Science en une – Décembre
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Données prédigérées
Accepteriez-vous de fouiller dans le vomi d’oiseau ? Si oui, une carrière s’ouvre peut-être à vous ! Les ornithologues de l’Université du Québec à Rimouski étudient les régurgitations des fous de Bassan de l’île Bonaventure. Sous la loupe : les restants de maquereaux.
Le fou de Bassan est le principal prédateur de ce poisson, qui constitue 45 % de son alimentation. Même si les maquereaux régurgités sont partiellement digérés, l’équipe parvient à déterminer leur taille et leur âge. Cette analyse permet d’identifier leurs zones de reproduction et de croissance, des informations précieuses pour mieux protéger cette espèce en déclin. Bon appétit, les fous !

Sang rare
Vous connaissez les groupes sanguins A, B et O, ainsi que le système Rhésus (positif et négatif). Mais saviez-vous qu’il existe 46 autres systèmes sanguins ? Le plus récent a été découvert en France.
En 2011, le bilan sanguin d’une femme de 54 ans a donné d’étranges résultats. Son sang s’est révélé incompatible avec tous les types de sang connus, même ceux de ses frères et soeurs ! Récemment, les techniques d’analyse de l’ADN ont montré que cette femme possède une mutation unique qui la prive d’une enzyme normalement située à la surface des globules rouges.
Les scientifiques ont nommé ce nouveau groupe sanguin « Gwada négatif », en hommage aux origines guadeloupéennes de la patiente. À ce jour, elle en est la seule porteuse connue. Le reste de l’humanité est donc « Gwada positif » !

Riz à l’arsenic
Une étude internationale montre que le riz accumule de plus en plus d’arsenic. Sous l’effet des hausses des températures et du niveau de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, les bactéries présentes dans les rizières deviennent plus actives. Elles transforment l’arsenic contenu dans le sol en une forme plus soluble. Par conséquent, l’arsenic circule davantage dans l’eau, où il est absorbé par les racines du riz.
Cette céréale est la plus consommée dans le monde. Pour éviter que le taux d’arsenic se répercute sur la santé humaine, les scientifiques proposent de nouvelles techniques d’irrigation. Ajouter du soufre ou du thym à l’eau des cultures pourrait également aider. En attendant, mieux vaut rincer son riz.
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