Alléger l’empreinte

20 mai 2022 - Miriane Demers-Lemay

Franchir de longues distances sans polluer, c’est presque impossible. Mais il existe des manières de réduire cette empreinte environnementale.

Visiter Paris ?

Si vous partez de Montréal, votre empreinte carbone pour un aller-retour en avion sera de presque deux tonnes de CO2*, soit l’équivalent de rouler 10 000 km en voiture. L’avion émet également de la vapeur d’eau et des oxydes nitreux, ce qui contribue à l’effet de serre.

*Selon le calculateur de Planetair, une entreprise qui vend des crédits carbone

 

Photo: Atstock Productions / iStock

Deux tonnes par année !
Limite individuelle d’émissions de CO2 à ne
pas dépasser pour atteindre
la carboneutralité.

Les crédits carbone

Il est possible de compenser l’impact environnemental de votre vol en achetant des crédits carbone. Ils serviront à financer des projets qui aident à absorber cette quantité de gaz. Mais attention ! Il faut bien lire les détails des différents projets, puisque tous les crédits carbone ne se valent pas.

Au Québec, une valeur sûre est l’entreprise Carbone boréal. En collaboration avec l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC),elle utilise les profits des crédits carbone pour planter des arbres dans la forêt boréale et reboiser des parcelles inaptes à l’agriculture.

La voie des mers

Parcourir la distance entre l’Amérique et l’Europe sans prendre l’avion ? L’activiste Greta Thunberg a prouvé que c’était possible. Pour assister au Sommet sur le climat de l’ONU en 2019, la jeune Suédoise a atteint New York en deux semaines sur un voilier zéro carbone.

Une telle traversée de l’Atlantique en voilier, en bateau de croisière ou sur un porte-conteneurs ne convient guère à tous et chacune, car elle est très coûteuse en argent (4 000 $ ou plus) et en temps (une ou deux semaines).

Construire des avions moins polluants

Bonne nouvelle : les avions polluent beaucoup moins qu’il y a 50 ans et la technologie continue d’évoluer. Pour des avions encore plus propres, il faudra les alléger (en remplaçant une partie de leur acier par de la fibre de carbone, par exemple) et utiliser des carburants plus écolos. Les défis sont nombreux.

Remplacer le kérosène des avions…

  • … par des batteries ?Trop lourdes!
  • … par des moteurs à hydrogène ? Ils nécessitent des réservoirs de carburant énormes.
  • … par des biocarburants ?Plusieurs sont faits avec des céréales comme le maïs. Beau gaspillage d’aliments, non ?Bref, les spécialistes en ingénierie aéronautique ont du pain sur la planche !

Par ici, le dépaysement !

Trouver l’aventure à quelques coups de rame ou de pédale ? Se dépayser dans son propre pays ? Parfois, il suffit de se donner un tout petit défi pour vivre un grand voyage !

Des idées, en vrac :
Dans l’archipel d’Hochelaga, on ne parle que de Montréal. Mais saviez-vous que 320 îles bordent la métropole ? Et si vous tentiez de les explorer? Commencez par l’île Saint-Bernard, accessible par une navette fluviale partant de Lachine.

Envie de goûter à la sagamité, de croquer dans la bannique et d’entendre les chants traditionnels autochtones ? Repérez les pow-wow de votre région sur tourismeautochtone.com, pour découvrir les communautés des alentours.

Donnez-vous un défi, comme de photographier des éléments du paysage enforme de « W », de repérer tous les cours d’eau de votre localité ou de dessiner toutes les devantures de dépanneurs. Rien de mieux pour explorer son environnement et le voir autrement !

8%

L’industrie du tourisme est responsable de 8 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le monde*. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, le bilan pourrait empirer, malgré la baisse temporaire liée à la pandémie. Elle prévoit en effet que le transport touristique émettra 25 % plus de GES en 2030 qu’en 2016.

*Selon une étude réalisée dans 160 pays et publiée en 2018 dans la revue scientifique Nature Climate Change.

Les petits gestes comptent

Pour réduire leur empreinte environnementale, les globe-trotters peuvent aussi…

Partir plus près de leur domicile.

Passer plus de temps dans chaque destination. Par exemple, au lieu de faire trois pays en deux mois, on peut visiter un seul pays plus en profondeur.

Favoriser l’autobus, le train ou le TGV au lieu des vols à bas prix à l’intérieur d’un pays ou d’un continent.

publiez votre commentaire

dites-nous ce que vous en pensez

 :-)  ;-)  :-D  :-(  :-P  :-o  :-x  :-|  :-?  8-)  8-O  :cry:  :lol:  :roll:  :idea:  :!:  :?:  :oops: 💩 💪 👍

Votre adresse ne sera pas publiée. Les champs ci-dessous sont facultatifs :