Un café avec Axelle

8 janvier 2019 - Curium

Aviez-vous remarqué ? Depuis quelques mois, la bande dessinée Si on était n’est plus signée par Michel Falardeau, mais par Axelle Lenoir ? À 38 ans, Axelle a décidé d’être elle-même et d’accepter sa transidentité. On en a jasé, elle et moi, autour d’un café.

 Curium : Axelle, contente de te voir. Comment vas-tu ?

A.L : Ça va très bien. Ça n’a jamais été aussi bien de ma vie. J’ai une transition que je considère facile.

Il y a juste eu un peu d’accrochages avec ma mère. Pis, elle n’était pas genre « Ark t’es pus mon fils. » Quoique… je ne suis plus son fils, en effet (rires). C’était surtout de l’incompréhension. Elle avait peur pour moi. Je me suis rendue compte en faisant mon coming out que la majorité du monde ne sait pas tout à fait ce qu’est la transidentité. Certains amis m’ont dit : « Ah oui ! T’es rendu aux hommes ?! » Mais ça n’a aucun lien avec l’orientation sexuelle. C’est en lien avec l’identité de genre. J’aime encore les filles.

 C : Et…tu as une blonde ?

A.L : J’avais une blonde. Je crois qu’inconsciemment j’avais enterré ma condition au fond de moi, parce que j’avais peur, mais aussi parce que je savais que ce serait la fin de notre couple. C’est elle qui a deviné. On avait déjà eu des discussions à propos d’une certaine féminité qui ressortait chez moi de temps à autre. Je lui disais que ça n’allait vraiment pas bien et elle a dit : « Ah… t’es une fille ». Pis là, j’ai fait : « Ouin ». Et elle a dit : « Ben, c’est réglé, on casse ». C’est tout à fait normal. Mon ex n’est pas attirée par les filles. Et moi, il faut que je sorte avec une fille qui est attirée par les filles et/ou les personnes trans. Maintenant, on est encore plus proches qu’on l’était.

C : On parle souvent du coming out, comme s’il n’y en avait qu’un, mais dans les faits, tu as dû en faire plusieurs.

A.L : J’ai dû le faire à peu près 100 fois ! Au début, c’est les proches, la famille, les amis. Après, on va prendre une bière. Il y en a deux qui le savent, deux autres qui ne le savent pas. Et ça se sait comme ça au compte-goutte.

C : OK. On repart du début. Raconte-moi ton histoire.

A.L : Donc. Un jour, je suis née… mais avant j’étais un fœtus.

C : Ouf ! Ça va être long (rires).

A.L (Rires) Si on veut le vrai commencement…Il n’y a pas beaucoup de recherches sur la transidentité, mais on sait que certaines choses se passe dans le ventre de la mère, au niveau du fœtus. On ne sait pas exactement pourquoi et comment ça arrive. Mais, chose certaine, toute ma vie j’ai senti un malaise. Je pensais que c’était ça la vie. Et je ne parle pas nécessairement d’un malaise d’identité, mais un combat interne. Depuis l’âge de trois ans, je me sentais de même…

C : Tu aurais une image pour décrire la sensation ?

A.L : Un nuage noir ? Dans ma tête, dans mon corps, ça faisait mal, vivre. Ce n’était jamais confortable.

C : Et comment as-tu fait pour identifier la raison de ce nuage noir ?

A. L : C’est compliqué. Déjà jeune, enfant et ados, une de mes grandes peurs, c’était de ne jamais être capable de devenir un homme. On élève les petits gars pour qu’ils soient tough et tout. Je me disais que je ne serais pas à la hauteur.

Mais concours de circonstance : j’étais bonne en sport, très bonne. Alors, j’ai commencé à être valorisée comme garçon. J’ai commencé l’athlétisme. Je cumulais les médailles. L’année d’après, je suis devenue capitaine de l’équipe de basket. J’ai joué collégial et j’étais vraiment douée. Je voulais jouer professionnel. Le basket, c’était ma vie. Mais le cégep a été une dure épreuve et j’ai tout laissé tomber.

C : L’équipe de gars?

A. L : L’équipe de gars, oui. C’était suffisant pour m’enlever le goût de jouer. C’était vraiment macho, misogyne. Je sentais une pression constante. Ils m’appelaient le doux. Dans les vestiaires, il n’était pas question que je me lave avec les gars. J’ai toujours été pudique. J’entendais des choses sur les filles que je trouvais impardonnables. Depuis que je suis jeune, je me sens attaquée quand j’entends des filles qui se font dénigrer.

C : Il y a pourtant des gars que ça interpelle et qui réagissent aux commentaires machos ou déplacés.

 A.L : Tout à fait. Mais, ado, je n’avais pas ce genre de modèles. Pis j’avais la stature pour convaincre les dudes de changer de discours. En secondaire 3, j’étais la plus grande de l’école à 6 pieds 4. C’est là que j’ai gagné de la reconnaissance. À 12 ans, je faisais déjà 5 pieds 7. Mais j’avais quand même droit à toutes sortes de surnoms. Je me faisais appeler le fif. On me prenait pour une fille.

C : Tu n’as pas travaillé sur ta moustache de prépubère pour gagner en masculinité ?

 A.L : (Rire) Non ! J’avais horreur du poil, je n’en voulais pas. Je me faisais les sourcils à 13, 14 ans. À 20 ans, la puberté a gagné. Je me souviens m’être dit à moi-même : c’est le début de la fin.

C : C’était le début de la fin… parce ce que tu étais consciente de ta transidentité ?

A.L : Non. Je ne me laissais pas le temps de faire l’introspection. Pas le temps de penser. Je me suis lancée dans le travail à fond. Une journée type c’était 6 à 8 heures de dessin, une heure de guitare, une à deux heures de basket. Pis après ça, j’allais me saouler la gueule. Pas chez moi. Pas pour l’alcool. Pour l’euphorie de la gang pis du bar. Me sentir en vie. J’avais besoin de sensations. Mais ce n’était pas sain. 7 jours sur 7, je ne prenais jamais congé. La dépression était proche. Le burnout. Tout commençait à aller tout croche.

Puis, l’an passé, pendant que ma blonde était au Japon, pour la première fois de ma vie j’ai osé faire la recherche transgenre sur Internet. Je n’avais jamais osé parce que le faire c’était en quelque sorte me l’avouer. Il y a une porte qui s’est ouverte à ce moment-là et qui ne s’est jamais refermée. La journée même je savais au fond de moi que j’avais franchi un pas et que je ne pouvais plus revenir en arrière.

 C : Tu savais depuis longtemps que c’était une possibilité ?  

A.L : Pendant 12-13 ans. Durant mes rares longs moments de solitudes, la vraie moi faisait surface. J’aimais les vêtements de femme. Je voulais être une femme. Tout ça venait avec une certaine excitation : un mélange d’interdits et le fait d’accéder à ce que je désirais le plus. Je finissais toujours par me trouver perverse d’avoir ces idées et ces sentiments. Le nombre de fois que je me suis dit « c’est la dernière fois… »

J’avais l’impression d’être un monstre. Je réagissais comme quelqu’un de transphobe en fait.

C : C’est paradoxal que toi, tu aies été transphobe…

 A.L : Il y a plein d’endroits où, pour avoir accès à la médication (pas au Québec), il faut que tu prouves que tu vis en femme dans les lieux publics depuis un an. Mais ils se basent sur la femme des années 40 : en robe! Sinon, tu peux être refusée. Toi, Noémie, présentement t’es en jeans ?

C : Oui.

A.L : Ben c’est ça. Pis t’es une femme. Moi, on aurait pu refuser de croire que je me sentais femme parce que j’étais en jeans. « Mets une robe et des bas nylon, pis là on va te croire ». C’est complètement absurde !

C : La preuve par l’apparence…

A.L : Oui. Pis moi je ne pouvais pas faire ça. J’aurais eu l’impression de ne plus être moi-même. Heureusement, j’ai découvert Laura Jane Grace, la chanteuse d’! (qui était avant le chanteur d’Against me!). Elle venait de sortir une série documentaire sur les trans. Je l’ai vue et je me suis immédiatement dit : « OK, c’est moi ». Parce qu’elle était genre punk métalleuse, pas si genrée, juste un peu de maquillage. Et là, je me suis dit : « OK, je peux faire ma transition». La représentation c’est super important. Ça te valide. Tu te sens en sécurité. C’était la première fois de ma vie que j’avais un modèle, un vrai.

C : Et après… c’est la psy.

A.L : Oui, une psy spécialisée qui t’autorise à prendre rendez-vous avec l’endocrinologue. Juste un rendez-vous pour parler. Moi, je voulais des médicaments ! Je peux prendre du temps à me décider, mais quand je suis décidée, j’avance ! Pas de niaisage. (Rires) Un autre mois et demi à attendre. J’ai eu mes premières hormones par voie orale, mais ça ne marchait pas. Mon corps les rejetait. J’ai finalement été vers la solution ultime : par voie intramusculaire. Je me fais des injections une fois par semaine. Ce n’est pas couvert. Mais ça marche en ta… !

C : Concrètement, qu’est-ce que ça change de prendre des hormones ?

 A.L : Les premiers jours (ça, je ne voulais pas que ça arrête), je sentais chaque atome de mon corps. Je sentais le bout de mes seins, je sentais mes lèvres qui gonflaient. J’étais couchée dans mon lit, je ne faisais rien et tout pétillait dans mon corps. Je ne sais pas si ça fait ça aux autres, mais moi c’était comme ça. Rapidement, la poitrine a commencé à se former un peu. La sensibilité physique est devenue hallucinante. L’odorat a changé. Mes cheveux aussi : ils sont devenus doux doux. Je suis vraiment moins ridée que j’étais. J’ai pogné un peu de gras dans le visage (je n’avais vraiment rien). Le poil pousse moins vite, il est plus fin. J’ai commencé à avoir des fesses. Je n’en avais pas avant ! J’ai un petit peu de hanches. L’ossature ne change pas, mais le gras se déplace. Puis je suis rendue vraiment avec la peau la plus douce au monde…

C’est drôle, au début c’était vraiment euphorisant et particulier, mais j’ai déjà l’impression que je parle d’un souvenir. Tout est devenu normal. Comme si j’étais devenue une meilleure version de moi-même.

Oh ! Et il y a ce que j’ai appelé mon SPI (syndrome post injection). Les premiers temps, je passais la journée au bord des larmes ou il ne fallait pas être sur mon chemin. Pauvres amis…

Aucun effet sur la voix, par contre.

 C : Ah non ?! Pourquoi ça n’agit pas sur la voix?

 A.L : Les hommes trans (de femme à homme) ont la chance de voir leurs cordes vocales se former pour vrai avec les hormones. Mais pas l’inverse. Celles qui parlent plus aigu, c’est parce qu’elles font des exercices de vocalise. J’ai donc encore une voix d’homme…peut-être une petite affaire plus haut. Je vise plus l’androgénie. Parce que je sais que ce que je voudrais être n’est pas possible. Autant donc, se donner un but réel. Je veux être l’androgyne la plus hot de Montréal (rires).

Pis. Tsé. On parlait des vêtements féminins, je n’ai rien contre. Il y a plein d’affaires féminines que j’aimerais porter, mais que je ne porte pas. C’est un souci de design. Je veux que ce soit beau sur moi.

C : Et le nuage noir ?

 A.L : La première fois que je suis allée voir ma psy, j’avais vraiment l’impression que je pouvais m’envoler. Juste dire les choses : je pesais 70 livres de moins. La journée où j’ai pris mes hormones et que j’ai senti l’effet, il y a un autre 70 livres qui est parti…C’est comme si tout se « réenlignait ». C’est là que j’ai réalisé que le nuage noir, c’était ça depuis le début.

C : Les gens ont bien réagi à ton coming out. Maintenant, est-ce que tu sens un changement de comportement ?

 A.L : Oui. J’ai des amis proches qui, au début, disaient ou faisaient des choses par habitude et qui après s’excusaient. Me donner une claque sur les fesses, par exemple. Pour ensuite s’excuser : « J’avais oublié que t’étais rendue une fille ». Les gars veulent me faire la bise (ce qui est très sympa de leur part), mais perso, y’a rien de mieux qu’un high five!

Tout le monde doit s’habituer. Pour plusieurs, j’étais la première personne trans qu’ils côtoyaient. Après un an, je me rends compte que j’ai vraiment de bons amis. On dirait même que d’être vraie avec moi-même rend le monde plus heureux autour de moi… Je n’aurais pas imaginé ça !

 C : Tu es forte. Assumée. Et bien entourée ! Ça ne doit pas être le cas pour tous les trans …

A.L : À cause de la bande dessinée sans doute, il y a des trans qui viennent vers moi. Ils m’écrivent. Certains ne peuvent parfois même pas sortir de chez eux. Il y a des gens qui font des années de psychothérapie. Le suicide fait vraiment partie de la réalité des personnes trans. Surtout à cause du rejet de la famille et des amis. Il y en a qui ne sont même pas capables de se laver. De toucher leur corps. C’est un drôle de feeling quand tu ne te reconnais même pas dans le miroir. Moi, je dirais qu’une journée sur trois je peux me regarder dans le miroir, pis me dire : aaaah tu rock.

C :   Et les deux autres jours sur trois ?

A.L : J’endure. Je me regarde pis…pffff

C : Parce que tu ne te trouves pas assez féminine ?

 A.L : Il n’y a personne qui veut être trans. On voudrait juste être née dans le bon corps. C’est très frustrant…mais il ne faut pas trop y penser. Parce que ça ne sert à rien. Au début, je pensais aux années perdues. J’ai commencé ma transition à 38 ans. C’est vieux. Si j’avais eu 23 ans, il y aurait eu beaucoup plus de changements physiques. Ceux qui font ça à l’adolescence, parce que c’est une réalité maintenant, ils deviennent littéralement ce qu’ils auraient dû être. Ils prennent des bloqueurs de puberté, pis quand y sont à un âge pour décider, ils commencent les hormones.

C : C’est vrai. On est dans une autre époque. On en parle davantage. Il y a des trans dans les séries, les films…

A.L : Oui ! À un point où il y a des gens qui parlent de mode ! Ce serait la pire mode de tous les temps !

C : Jusqu’ici tout se passe bien pour toi. Est-ce qu’il y a des choses que tu appréhendes ?

 A.L : J’ai fait mon coming out social. Avec mon prochain livre, j’anticipe les messages haineux, mais bon… J’ai pris la décision consciemment. Si on veut que ça change, il faut bien se mouiller . Aaah pis j’appréhende aussi…ma prochaine blonde. Jusqu’ici, j’étais trop occupée avec moi-même, mais là ça commence à me travailler.

C’est drôle, tu ne l’as pas demandé, mais souvent la première question que les gens posent c’est : est-ce que tu vas te faire opérer ? C’est un peu frustrant et indiscret…

C : Assez personnel comme question en effet! 

A.L : Souvent les gens voient ça comme une finalité. T’as réussi à aller jusqu’au bout. Mais il y a des trans qui ne prennent aucun médicament, rien. Ils sont autant trans. Il n’y a pas de moins trans qu’un autre. C’est une super grosse opération. Pas facile.

La vie c’est une longue transition pour tout le monde. Moi, je suis satisfaite de ce qui m’arrive en ce moment, mais j’ai bien l’intention d’évoluer jusqu’à ma mort!

C : As-tu l’impression maintenant de vivre ta vie, comme tu as envie de la vivre ?

A.L : Oui…et c’est très le fun. Avant, je pognais, mais moi je ne m’aimais pas. Mes deux dernières blondes aimaient la barbe. J’aurais pu ne pas la laisser pousser, je ne pense pas qu’elles m’auraient laissé pour ça, mais tsé…Moi, j’ai toujours été habillée plus punk rock métal, mais là plus ça allait, plus je voulais leur plaire. Et plus j’avançais, moins je pouvais reculer. Je ne me reconnaissais plus dans le linge que je portais. J’avais une barbe, des cheveux courts. Maintenant, je reviens tranquillement à qui j’étais. Je vois d’anciennes photos pis je fais arrrk… je trouve que j’ai l’air plein de poussières.

 C : Et maintenant que t’es « dépoussiérée », c’est quoi ton prochain grand projet ?

A.L : Je veux faire un livre là-dessus parce qu’il y a un trop grand besoin de représentation, pour les jeunes. Moi, je ne l’ai pas eu. Je sais que si j’avais eu ça, ça aurait changé ma vie complètement. Ça légitimise, ça donne le droit d’exister.

 

propos recueillis : Noémie Larouche

Pour en savoir plus et acheter ce numéro à l’unité, c’est ici goo.gl/VCjnLz

 

 

 

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2 réponses à “Un café avec Axelle”

  1. Anonyme dit:

    Pour vrai, je trouve ça vraiment inspirant. Je suis une fille, mais je pense que j’aimerais mieux être un gars. C’est une question qui me tracasse depuis un an ou deux, je sais plus… Ça me rend nerveuse parce que autant que je me sens trans qu’en même temps non. C’est comme, je ne veux tellement pas être une femme, mais je ne m’identifie pas comme un « homme » en tant que tel… Mais ce que je sais maintenant, c’est que j’aimerais vraiment suivre un traitement hormonal pour faire ma transition. J’ai 14 ans. Mais tout ça c’est stressant, je sais pas à qui en parler, pis les témoignages de d’autres trans ne m’aidaient pas tant, avant de tomber sur le tien… Je me reconnais plutôt bien en toi. Mes parents ne le savent pas, et en attendant, je sais pas comment commencer les démarches et tout… As-tu des conseils?

    • Anonyme dit:

      Hello,
      Merci pour ton message. J’ai vécu la même situation. Je me doutais pendant longtemps que j’avais ça en moi, mais je ne m’identifiais pas au témoignages de personnes trans que j’entendais (Jusqu’à ce que je trouve Laura Jane Grace). C’est encore plus compliqué de comprendre sa situation lorsqu’on ne s’identifie pas à l’image véhiculée de ce qu’est être une femme ou un homme. Tu as le droit d’être quelque part dans les zones de gris et c’est tout aussi valide. Il n’y a pas de trans plus trans que les autres 😉

      Je ne suis pas une spécialiste et j’aurais peur de donne de mauvais conseils. Je ne sais pas à quel âge on peut commencer la prise d’hormones. Ceci dit, pour les personnes trop jeunes, elles peuvent prendre des bloqueurs de puberté afin de ne pas développer les caractéristiques physiques non désirées. On doit d’abord rencontrer un psychologue (très préférablement qui se connait en la matière) afin qu’il puisse vérifier qu’on est trans. Ensuite, il peut donner son autorisation écrite à un endocrinologue (spécialiste des hormones) pour parler d’un traitement hormonal.

      Le meilleur conseil que j’ai pour toi, c’est d’écrire ou d’appeler « Aide aux trans du Québec » à cette adresse: https://atq1980.org/
      Ils sont là pour ça et ils pourront t’aiguiller beaucoup mieux que moi.

      C’est un chemin qui peut être long, parfois compliqué, mais c’est important d’aller au bout de ses choses lorsqu’on a des doutes.

      Reste forte et ne lâche pas. On a tous le droit au bonheur 🙂
      Ax
      ♥♥