Survie : mode d’emploi
Survivre à une panne de courant de quelques heures, vous savez y faire. Mais pourriez-vous affronter des situations, disons… plus extrêmes ?
Survivre en forêt
Non, les ours ne sont pas le plus grand danger qui croisera votre chemin. Ce sont plutôt les éléments qui auront votre peau ! Durant une bonne partie de l’année, le froid est votre principal ennemi. Il y a bien sûr les risques d’hypothermie, mais aussi la perte de vos (précieuses) réserves d’énergie, alors que votre corps tente de se réchauffer.
Vous savez allumer un feu ? Bravo ! Mais à -20 °C, la chaleur des flammes ne suffira pas. La construction d’un abri est essentielle. Vous avez une trousse de secours, incluant une couverture de laine et une bâche de plastique ? Là, on jase !
L’été, méfiez-vous de la chaleur et de la déshydratation. L’eau est indispensable au transport des nutriments et au bon déroulement des réactions chimiques dans votre corps. En contrepartie, si vous buvez n’importe quelle eau, vous risquez d’être très malade. La diarrhée n’est pas une stratégie de
survie gagnante !

Survivre dans le désert
Protégez-vous le plus vite possible du soleil pour ne pas sécher comme une saucisse oubliée sur le BBQ. Arrachez quelques arbustes et utilisez-les comme parasol.
Avec cette chaleur accablante, vous devez également trouver de l’eau pour maintenir votre hydratation. S’il y a des montagnes, rendez-vous à leur pied. C’est là que vous aurez le plus de chance de trouver une source. Le terrain est plat ? Repérez la verdure. Là où il y a de la vie, il y a de l’eau !
Après la journée caniculaire, une autre épreuve vous attend : la nuit froide. Utilisez tout ce que vous avez pour vous tenir au chaud. Protégez vos pieds en les mettant dans votre sac à dos, par exemple.

Survivre au milieu de l’océan
Faire naufrage en pleine mer, est-ce une condamnation à mort ? Si vous devez nager sans veste de flottaison, oui. L’épuisement et la déshydratation auront vite raison de vos réserves d’énergie.
Mais tout espoir n’est pas perdu ! L’océan est le théâtre des histoires de survie les plus longues. En 1972, un couple britannique a survécu 118 jours sur un radeau gonflable. Vos chances augmentent si vous trouvez un objet pour
flotter hors de l’eau, même partiellement.
Les canots de sauvetage des navires contiennent tout le nécessaire pour tenir le coup : vivres, eau potable, équipement pour collecter de l’eau, matériel de pêche… De quoi tenir pendant des semaines ! Notre conseil ? Protégez-vous du soleil. Ce n’est pas le temps de peaufiner votre bronzage.

Survivre sur une île déserte
En milieu tropical, vous n’aurez pas de souci à dénicher de la nourriture.
C’est plutôt votre hydratation qui sera compliquée. Pour trouver de l’eau douce, longez le rivage et cherchez une source d’eau qui se dirige vers la mer.
Pour votre campement, repérez un endroit à l’abri des grands vents, mais pas trop loin du rivage afin d’accéder facilement à toute la nourriture offerte par l’océan : poissons, crustacés, pieuvres, algues…
Gare aux moustiques ! Ils mettront votre patience à rude épreuve. Créez une barrière physique entre vous et ces insectes piqueurs : recouvrez votre peau d’argile ou portez deux t-shirts. Repoussez les envahisseurs en vous « parfumant » avec la fumée de votre feu.

Survivre dans le Grand Nord
Vous perdre dans une région nordique, sans vêtements adéquats ni feu pour vous réchauffer, c’est l’hypothermie assurée.
En quelques minutes, votre corps et votre cerveau fonctionneront au ralenti. La perte de conscience et le coma vous guettent. Une situation de survie quasi insurmontable.
Pour mettre toutes les chances de votre côté, pensez à utiliser la neige ! Comme elle est constituée d’air à 90 %, c’est un isolant naturel facile à modeler. Vous pouvez y creuser un trou pour vous protéger du vent.
La bonne nouvelle ? Vous ne risquez pas de mourir de soif ! Vous pouvez faire fondre la neige et la faire bouillir pour vous hydrater… mais il vous faudra dix litres de neige pour obtenir un litre d’eau à boire. De plus, manger de la neige en grande quantité n’est pas une bonne idée, car vous risquez d’abaisser votre température corporelle, et de vous déshydrater.

Merci à Mathieu Hébert, fondateur de l’école de survie Les Primitifs, pour sa27 collaboration à cet article.
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