Rosalie : Performer son confinement

22 mai 2020 - Marie-Pier Tremblay

Par :  Rosalie Mimeault-Morency

Fin mars. Je suis mon train-train quotidien comme à l’habitude, sans me douter que bientôt, à cause d’un certain virus dont nous avons un peu entendu parler, je devrai rester confinée chez moi, et ce, pendant plus d’un mois.

Ce fut un très gros changement dans ma vie de ralentir le rythme à ce point, alors que j’avais plein d’activités de prévues, de travaux d’école à remettre, de projets à concrétiser. De se retrouver avec tout ce temps libre, c’était une belle opportunité de décompresser, mais on dirait que pour moi, c’était plus facile à dire qu’à faire : même en quarantaine, je n’arrivais pas à lâcher prise, me sentant trop coupable de ne pas être ultra productive.

Il faut dire que depuis que je suis haute comme trois pommes, j’ai besoin d’être active. Quand je décide de ne pas aller à une activité parce que je suis trop fatiguée, je finis toujours malgré tout par faire des devoirs jusqu’à 22h! C’est comme ça, c’est dans ma nature, mais comme tout le monde, j’ai besoin d’un break parfois!

J’ai pris des maaaaarches.

Ce qui se produisait autour de moi ne m’aidait pas non plus. Partout sur les réseaux sociaux, c’était le festival du «je-reste-productif. ve-même-pendant-un-congé-forcé». Les gens que je suis sur Instagram bombardaient leur compte de photos d’eux cuisinant mille recettes, marchant pour la 28ème fois dans leur quartier ou faisant le grand ménage du printemps ; ils ne « gaspillaient » pas leur temps libre eux ! Dans ce contexte, ça devenait presque impossible de ne pas me comparer sans me sentir coupable de rester en pyjama toute la journée.

J’ai fait du rangement.

Nous vivons dans une société de performance où il est difficile de prendre du temps pour nous, de faire quelque chose qui nous plaît sans nécessairement avoir un but à accomplir, juste pour se sentir bien, sans se faire juger. Pourtant, on a besoin de moments comme ça pour notre santé mentale! Si on ne s’arrête pas une seconde et qu’on en a trop sur les épaules, un jour, on va finir par exploser!

Pour freiner un peu le stress que la pression sociale nous fait subir, il faut détruire petit à petit ce désir d’atteindre la perfection pour «rentrer dans le moule» de la performance. Ça nous permet de ne pas nous laisser emporter par des pensées malsaines qui nous disent qu’il faut toujours s’activer et exceller dans tout pour réussir dans la vie, on a le droit de relaxer aussi!

Et quand on est en quarantaine, ça fait du bien de se dire «OK, aujourd’hui, je binge watche Netflix en mangeant des chips!» sans aucune trace de culpabilité.

ÉCRIVEZ-MOI rosalie@curiummag.com

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