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Dans l’ombre du vautour

24 novembre 2025 - Sarah Perreault iconfb iconth iconbs iconred

En Inde, les vautours ont pratiquement disparu. Si on les comptait par dizaines de millions il y a une quarantaine d’années, ils ne sont plus que 20 000 aujourd’hui. C’est le déclin le plus rapide jamais observé chez une espèce d’oiseau.

La cause ? Le recours massif au diclofénac, un médicament utilisé chez le bétail. En se nourrissant des carcasses de bovins, les vautours ingèrent cette substance qui leur est nocive. Le repas s’avère alors fatal.

Le diclofénac est maintenant interdit en Inde, mais le mal est fait. En l’absence des vautours, d’autres charognards se multiplient, surtout des rats et des chiens sauvages. Ce changement dans l’écosystème a entraîné de nombreuses conséquences néfastes sur l’environnement et la santé humaine.

Crédit : Xin Ting Zhou

Médicament dangereux

Le diclofénac est utilisé pour traiter certains problèmes aux pis ou aux sabots des bovins. Le médicament reste dans le corps de l’animal même après son décès. En mangeant les restes de la vache, le vautour risque de mourir d’une insuffisance rénale causée par cet anti-inflammatoire.

Cimetière à ciel ouvert

L’Inde compte le plus grand nombre d’animaux d’élevage dans le monde : 500 millions de bêtes. Ce cheptel se compose surtout de vaches, élevées pour leur lait et utilisées comme animal de trait. Dans ce pays, on ne consomme pas la viande de ces animaux considérés comme sacrés.

Après leur décès, les bovidés sont laissés dans la nature. On les retrouve dans les cours d’eau ou en bordure des routes. On les entasse aussi dans des dépotoirs souvent situés près des villes. En se nourrissant des carcasses, les vautours jouaient un rôle crucial dans le maintien des conditions sanitaires du pays.

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Crédit : Xin Ting Zhou

Disparition coûteuse

Le vautour joue un rôle primordial au sein de son écosystème. C’est une espèce clé. La survie de nombreux êtres vivants dépend de sa présence.

En Inde, sa disparition a un coût économique important : près de 70 milliards de dollars américains par année, selon une étude parue en 2024.

Comment remédier à la situation ? Surtout pas en éliminant les chiens errants ! D’autres charognards indésirables risqueraient de se multiplier.

Pour les scientifiques, la solution passe par la protection des vautours et la restauration de leur population. Des programmes de reproduction en captivité ont été mis sur pied. Il faudra toutefois attendre des décennies avant de voir des résultats concrets.

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