Cerveau intuitif VS cerveau conscient

29 juillet 2020 - pauline maudelonde

Nous avons deux cerveaux. Déjà entendu parler ? Le premier cerveau est rationnel, logique, capable d’analyser des faits, des arguments, des statistiques de manière consciente. Le second, émotionnel, prend des décisions très rapides… sans qu’on sache vraiment comment il en est arrivé là.

Il nous fournit des intuitions, des impressions… mais son fonctionnement reste opaque. Et ce que la plupart des gens sous-estiment, c’est à quel point ce cerveau intuitif influence nos décisions et nos comportements soi-disant « rationnels ».

Notre cerveau conscient est incapable de tenir compte de tout. Pour traiter les informations correctement et prendre une décision rationnelle, il lui faut du temps et des efforts. Trop d’informations en même temps ? Il fige.

Caché dans les tréfonds de notre encéphale se trouve un deuxième cerveau : notre cerveau intuitif. Ce maître de l’efficacité travaille sans se fatiguer. Il traite rapidement et automatiquement une quantité phénoménale de données : des mots, des sons, des impressions, des expressions faciales, les informations venues de nos cinq sens. Il est à son meilleur dans les situations sociales, mais pourri en logique. Et comme il travaille vite… il commet parfois des erreurs.

Les psychologues étudient ces  « erreurs » , les biais cognitifs, depuis des années. Ce sont des erreurs systématiques, que tout le monde commet.

Quand on manque de temps (ou d’énergie), notre cerveau rationnel a tendance à se fier davantage aux suggestions et aux impulsions de notre cerveau émotionnel.

Raison vs intuition : L’inconscient est très puissant. Vaut-il mieux décider avec notre raison ou notre intuition ? En fait, notre cerveau bascule constamment d’un mode à l’autre.

On peut entraîner notre intuition par l’expérience et l’apprentissage. C’est ainsi qu’une détective conclura en quelques secondes qu’un témoin n’est pas crédible. Ou qu’un spécialiste de Van Gogh sentira tout de suite qu’une peinture est authentique. Ils devront ensuite justifier « consciemment » leur impression !

À toi de jouer en réalisant ce test d’attention sélective en vidéo!

La vidéo a fait le tour du monde. À l’écran, deux équipes de basketball se font des passes. Le but ? Compter le nombre de passes que se fait l’équipe habillée en blanc, sans être distrait par les passes de l’équipe vêtue de noir.

« Alors, avez-vous bien compté ? », demande la vidéo au bout de quelques secondes. « Ils se sont fait 15 passes. Au fait, avez-vous vu le gorille ? » WHAT ! ? La scène repasse au ralenti : une personne déguisée en gorille a bel et bien traversé l’écran ! Or, les études montrent que le gorille (pas discret un gorille, on s’entend) passe inaperçu pour la moitié des gens.

En plein effort intellectuel, le regard concentré sur le ballon, occupé à compter, notre cerveau n’a plus la capacité de remarquer un nouvel élément, aussi inusité soit-il. C’est la cécité d’inattention : on croit tout voir, mais en réalité, on est aveugle…

Évidemment, les gens qui n’ont pas vu le gorille s’étonnent : ils auraient dû le voir ! Mais le fait reste que notre cerveau est incapable de tout faire en même temps. Il sélectionne donc constamment les informations à traiter parmi l’infinité de stimuli qui l’assaillent.

 

Raphaëlle Derome

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Une réponse à “Cerveau intuitif VS cerveau conscient”

  1. Jocelyn Beaudry dit:

    Il y aurait les trois cerveaux étagés de Mc Clean qui seraient plus importants selon moi à considérer alors que freudien ou pas, on aurait pensé qu’ils pouvaient se contredire alors qu’ils seraient plutôt complémentaires. Et tout cela, bien sûr, dans le but de ne pas passer comme brûler des étapes, comme au risque que tout s’écroule comme un vulgaire château de cartes parce qu’on aurait mis justement tous ses œufs dans le même panier (expressions sociologiques connues).

    Pour le fait de figer, si un des cerveaux de l’article traiterait rapidement des informations, pourquoi pourrait-il figer? Ne serait-ce pas plutôt qu’en fonction de ces trois cerveaux qui ne se contrediraient pas tout en étant connectés à la réalité, parce qu’il aurait été agressé par un imprévu? S’il y aurait le feu dans un avion, est-ce que la situation la plus pertinente ne pourrait pas être celle qui pourrait consister en le moyen du bord le plus pertinent par quelque côté et que l’on pourrait expliquer après coup ou non?

    Pour encore dire les choses autrement, se sentant ligoté, ne se démènerait-on pas dans le but d’essayer de se défaire des liens et à la limite peu importe comment (en se trémoussant, etc.)? Ce qui pourrait nous faire dire aussi que le terme <> pourrait bien ne pas être réaliste et si l’on ne devrait pas <> considérer dans une situation qui ne le demanderait pas. Ne serait-ce pas de toute façon une perte de temps considérable et contrairement aux chercheurs fondamentaux qui, eux, pourraient et le devraient?

    Merci et bonne continuation à CURIUM.