Espace publicitaire

Jeune chercheur étoile : Traiter le cancer autrement

14 mai 2026 - Publireportage iconfb iconth iconbs iconred

Camille Lafront
Stagiaire postdoctorale
en médecine moléculaire
Université de Laval

Après son baccalauréat en biologie, Camille Lafront a obtenu une maîtrise et un doctorat en médecine  moléculaire. « J’ai bifurqué vers la santé parce que je voulais avoir un impact concret dans la vie des gens », dit la chercheuse. Elle travaille aujourd’hui sur une nouvelle piste de traitement du cancer de la prostate, qui touche un homme sur neuf au Canada.

Influence hormonale

La prostate est une petite glande située sous la vessie, devant le rectum. En cas de cancer, son ablation permet de guérir environ 75 % des patients. Si le cancer récidive, des traitements s’ajoutent. Ils visent à bloquer l’action de la testostérone, une hormone sexuelle qui stimule la prolifération des cellules cancéreuses dans la prostate.

« Ces thérapies fonctionnent bien au début, mais leur efficacité diminue avec le temps. Le cancer devient souvent résistant », dit la chercheuse.

Pour développer de nouvelles options thérapeutiques, Camille et ses collègues s’intéressent à une autre hormone sexuelle : l’œstrogène. « Les hommes en produisent, mais  moins que les femmes », précise-t-elle. Des études ont montré qu’un niveau élevé d’œstrogène dans le sang est associé à un cancer de la prostate plus agressif.

Un espoir déjà connu

Camille s’est penchée sur le récepteur d’œstrogène alpha, une protéine qui contrôle plusieurs processus biologiques dans les cellules au contact des œstrogènes. Résultat : ce récepteur était présent dans 50 % des tumeurs de la prostate, et il «nourrissait» le cancer.

Espace publicitaire

La bonne nouvelle ? Il existe des médicaments capables de le bloquer ! Ils sont utilisés depuis des années pour traiter le cancer du sein. « Cette piste ouvre la porte à une nouvelle avenue thérapeutique sans repartir de zéro ! Le traitement pourrait être accessible plus rapidement, car ces médicaments sont déjà approuvés par Santé Canada », souligne la chercheuse.

Avant de crier victoire, il faudra toutefois mener des tests cliniques auprès de patients atteints du cancer de la prostate. « C’est vraiment motivant d’amener une recherche du laboratoire jusqu’aux études cliniques ! »

Une présentation du

Espace publicitaire
Espace publicitaire
Espace publicitaire

publiez votre commentaire

dites-nous ce que vous en pensez

 :-)  ;-)  :-D  :-(  :-P  :-o  :-x  :-|  :-?  8-)  8-O  :cry:  :lol:  :roll:  :idea:  :!:  :?:  :oops: 💩 💪 👍

Votre adresse ne sera pas publiée. Les champs ci-dessous sont facultatifs :