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Jeune chercheur étoile : Fascinante forêt !

15 avril 2026 - Publireportage iconfb iconth iconbs iconred

Roberto Silvestro
Professeur-chercheur en écologie forestière
Université du Québec à Chicoutimi

Croissance sous la loupe

Pour son doctorat à l’UQAC, Roberto Silvestro s’est intéressé à la croissance des arbres sur une échelle annuelle. À quel rythme transforment-ils le carbone de l’air en bois ?

« Grâce à la photosynthèse, l’arbre capte du carbone. Il l’utilise ensuite pour produire de l’énergie, réparer des dommages ou grandir. Le carbone, c’est un peu la monnaie d’échange de l’arbre », illustre Roberto.

Les scientifiques s’intéressent particulièrement au bois, où le carbone est stocké de façon durable. Roberto a voulu savoir si la captation du carbone se synchronisait avec la production du bois de l’arbre.

Avec des collègues de différents pays, Roberto a regroupé des données provenant de près de 180 sites répartis dans l’hémisphère Nord. Au fil des saisons, le chercheur et son équipe ont prélevé de minuscules échantillons d’arbres, appelés micro-carottes.

« Chaque semaine, on retournait dans le bois pour prélever de nouveaux échantillons des mêmes arbres, puis on les observait au microscope. On comptait le nombre de cellules une par une, et on identifiait leur phase de croissance, décrit Roberto. C’est fascinant de suivre l’évolution d’un arbre avec autant de détails ! »

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L’arbre est dans ses feuilles

Les résultats de ces observations ? Dans des conditions optimales, la photosynthèse et la formation du bois sont synchronisées. Autrement dit, les arbres utilisent principalement le carbone pour fabriquer leurs cellules de bois. Mais en période de stress, comme en cas de sécheresse, de chaleur extrême ou d’attaque d’insectes, cette synchronisation se brise.

« L’arbre continue de capter du carbone, mais il ralentit sa croissance, dit Roberto. Sa priorité n’est plus de grandir, mais de survivre. Par exemple, si l’arbre se fait attaquer par des ravageurs, il utilisera son carbone pour remplacer ses feuilles. »

Cette découverte contribue à améliorer les modèles climatiques qui estiment la quantité de carbone stockée dans les forêts. Selon Roberto, ces modèles sont essentiels ! Ils nous permettent de mieux comprendre comment les forêts évoluent avec les changements climatiques. Plus on en sait, mieux on pourra s’adapter.

Rester curieux, comme un enfant

Originaire d’Italie, Roberto a étudié et travaillé dans plusieurs pays avant de
s’installer au Québec. Ce qu’il aime le plus dans la recherche ? Passer ses étés en forêt et apprendre tous les jours : « J’adore travailler sur plusieurs sujets de recherche différents. Je touche à l’adaptation aux changements climatiques, à la migration d’espèces forestières et même à la production de sirop d’érable ! Mon travail m’aide à garder ma curiosité d’enfant. »

Une présentation du

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