La course à l’espace

18 septembre 2018 - Marie-Pier Tremblay

Coloniser Mars, extraire des minéraux sur les astéroïdes, construire des usines  flottantes en orbite… Bienvenue dans l’espace : un terrain de jeu aux possibilités infinies. Pas de règles. Pas de propriétaires. Et de plus en plus de monde.

Tour d’horizon de ce qui attend le ciel au cours des prochaines décennies…

Les microsatellites

Les anciens satellites avaient parfois la taille… d’un autobus ! Aujourd’hui, certains sont à peine plus gros qu’une laveuse ! Deux entreprises misent sur eux pour rendre Internet accessible PARTOUT sur la planète.

OneWeb est l’une d’elles. L’entreprise britannique s’est alliée au géant de l’aéronautique et de l’aérospatiale Airbus pour construire en série un premier lot de 900 microsatellites detélécommunications. Chacun devrait coûter environ 1,5 million de dollars.

Une véritable aubaine en matière de satellites ! Les 10 premiers seront lancés cet automne sur une orbite géostationnaire à 1 200 kilomètres d’altitude. OneWeb compte vendre ses services dès 2019.

SpaceX a aussi son projet « Internet » : Starlink. En février dernier, l’entreprise a envoyé dans l’espace deux prototypes de microsatellites, Tintin A et Tintin B. À terme, sa constellation devrait compter 4 400 engins !

ASTROSCALE

Il y aurait présentement 500 000 débris qui flottent autour de la Terre. Astroscale veut faire le ménage. La tâche n’est pas mince. Ces débris fi lent en moyenne à 8 km/seconde, soit 10 fois la vitesse d’une balle de fusil !

MADE IN SPACE

L’entreprise américaine a conçu la première imprimante 3D capable de fonctionner en absence de gravité. Deux prototypes ont déjà été testés dans la Station spatiale internationale. En plus d’assurer la fabrication de pièces dans la station, l’entreprise a pour objectif de créer de véritables petites usines en orbite !

PLANETARY RESSOURCES et DEEP SPACE INDUSTRIES :

Ramener sur Terre de l’eau, des métaux et peut-être même des diamants de l’espace. Voilà le projet un peu fou de plusieurs entreprises, dont celles-ci. Pour l’instant, elles développent des outils de prospection.

Planetary Ressources a lancé son satellite Arkyd-6 en janvier dernier. Celui-ci testera différentes technologies capables, par exemple, d’estimer la présence d’eau sur des astéroïdes. Deep Space Industries développe quant à elle des technologies pour atteindre à faible coût les astéroïdes.

La CST-100 de Boeing

 

Les fusées

SpaceX, fondée par Elon Musk (comme Tesla, PayPal, etc.) est devenue un partenaire important de la NASA. Avec ses fusées réutilisables, l’entreprise envoie régulièrement des cargaisons de ravitaillement vers la Station spatiale internationale. Ses fusées servent aussi à déployer des satellites autour de la Terre.

Et ce n’est pas tout. Avec sa fusée Dragon 2, SpaceX enverra bientôt des astronautes dans l’espace. Le géant américain Boeing a aussi développé sa propre capsule, la CST-100, qui a recours à un lanceur américain, la fusée Atlas-5, pour atteindre l’espace. La NASA prévoit des vols commerciaux en 2019 ou 2020.

L’intérieur de la CST-100

 

Texte : Martin Primeau

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