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Science en une – Janvier 2026

15 décembre 2025 - Matthieu Fannière iconfb iconth iconbs iconred

Découvrez les dernières actualités scientifiques.

Crédit : © Yohann Morin

Des panneaux aux petits oignons

Comment rendre les panneaux solaires plus écolos? Avec des oignons rouges!
Les cellules photovoltaïques des panneaux sont actuellement recouvertes de filtres qui les protègent des rayons ultraviolets. Malheureusement, ces filtres sont souvent faits de plastiques polluants.

Une étude finlandaise suggère de remplacer ces matières fabriquées à partir de pétrole par de la nanocellulose teintée d’extrait d’oignon rouge. La nanocellulose est le polymère le plus abondant sur Terre. Elle est obtenue à partir de la pulpe du bouleau. Quant à l’extrait d’oignon rouge, il est riche en anthocyanes, des pigments qui absorbent les rayons ultraviolets.

Ces filtres végétaux sont même plus efficaces que ceux en plastique. Ils bloquent 99,9 % des rayons ultraviolets, tout en laissant passer le reste de la lumière, que les cellules convertissent en électricité.

Crédit : © iStock

Océans sous protection

Bonne nouvelle pour les océans : le traité pour la protection de la haute mer entre en vigueur le 17 janvier. Il devait être ratifié par un minimum de 60 pays, et ce seuil a été atteint en septembre dernier.

La haute mer, ce sont ces vastes étendues d’eau situées à plus de 370 km des côtes. Elles couvrent plus de la moitié de la planète, mais n’appartiennent à personne. Jusqu’ici, la haute mer n’était protégée par aucune réglementation, même si elle abrite une biodiversité d’une richesse inestimable.

L’accord prévoit la création d’aires marines protégées et la réalisation d’études d’impact environnemental avant toute activité économique. Les bénéfices tirés de l’océan devront aussi être partagés équitablement.

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Une avancée historique, à condition que ces promesses se traduisent en actions concrètes.

Crédit : © Society for the Protection of Underground Networks (SPUN)

Champignon international

Pour la première fois, le réseau mondial des champignons mycorhiziens a été cartographié. Ces champignons souterrains vivent en symbiose avec les racines des plantes, auxquelles ils fournissent de l’eau et des nutriments. Chaque année, ils absorbent 13 milliards de tonnes de CO₂, soit plus du tiers des émissions mondiales dues aux énergies fossiles.

Malgré leur rôle crucial, ces espèces essentielles à la vie sont absentes des politiques de protection de la nature. Pour combler ce manque, des centaines de scientifiques ont sillonné plus de 130 pays et prélevé 25000 échantillons de sol.

Après l’analyse de 2,8 milliards de séquences d’ADN de champignons par des algorithmes, un atlas souterrain est né! Il révèle entre autres que seuls 9,5 % des réservoirs de richesse mycorhizienne se trouvent dans des zones déjà protégées. Cette carte, disponible sur le web, devrait aider à orienter les futurs efforts de conservation

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