Attrapez-les tous!
Trop difficile, l’identification des oiseaux ? Pas avec ces applications !

Après un hiver bien au chaud dans le sud, les espèces migratrices reviennent au Québec dès le mois de mars. Leur retour est un véritable rendez-vous pour les ornithologues passionné·e·s… et les néophytes! En effet, des applications gratuites ont changé la donne. Elles ont contribué à démocratiser cette activité, en la rendant accessible à tout le monde!
Avec les applis, les observations et l’identification deviennent moins intimidantes et plus ludiques. Bonus : elles nous permettent de contribuer à des recherches scientifiques. Envie de tenter l’expérience? Pour une première sortie, votre cellulaire suffit.
Au début, identifier les oiseaux n’est pas simple. Il y a les mâles et les femelles qui ne se ressemblent pas, les couleurs qui changent selon la lumière, les mouvements rapides… Bref, c’est parfois mélangeant.
Voici trois applications qui transformeront votre cellulaire en guide naturaliste connecté.

MERLIN — LA PLUS FACILE
L’appli virale de 2025 ! Merlin est un phénomène sur les réseaux sociaux. Elle doit probablement sa popularité à sa facilité d’utilisation et à son côté « cartes à collectionner » !
Comment ça marche : Vous entendez un chant inconnu ? Ouvrez Merlin, appuyez sur Son, et laissez votre téléphone identifier l’espèce. En quelques secondes, l’application vous dira qui chante — même si l’oiseau n’est pas visible. Pas besoin d’être un·e pro, pas besoin de jumelles. Juste vos oreilles et votre cell !
Une fois l’espèce identifiée, vous pouvez l’ajouter en quelques clics à votre liste personnelle. Cette « liste à vie », c’est un peu comme votre Pokédex (parfait pour les nostalgiques de Pokémon) ! Votre collection s’allongera au fil de vos sorties, et c’est hyper motivant.
Les identifications sonores sont possibles grâce à l’intelligence artificielle. Celle-ci a été entraînée avec des centaines de milliers de chants d’oiseaux collectés partout dans le monde par des équipes de l’Université Cornell, à New York.
Vous voyez un oiseau, mais il ne chante pas ? Merlin offre aussi un outil d’identification visuelle, vous pouvez y téléverser une photo ou vous laisser guider par un questionnaire.
Ce qu’on aime : Sa facilité d’utilisation et son fonctionnement hors réseau. Il est aussi possible de choisir sa zone géographique et d’adapter la liste des espèces présentes autour de soi. Très pratique en voyage !
Ce qu’on aime moins : Merlin n’est pas infaillible. Les oiseaux ont des « accents » régionaux, et leurs plumages varient. L’application peut donc se tromper et parfois même halluciner comme le font les autres IA ! Vérifiez toujours avec les photos et les descriptions pour valider votre identification.

eBird — LA PLUS COLLABORATIVE
Merlin vous a donné la piqûre ? Passer au niveau supérieur avec eBird. Avec cette application, vous pourrez compiler vos observations, en plus d’aider la science !
Comment ça marche : À chaque sortie, vous créez une nouvelle liste d’observations. Vous notez le lieu, le temps consacré à l’observation d’oiseaux, la distance parcourue et les espèces croisées sur votre chemin. Ces informations sont précieuses pour la communauté de recherche.
Cette application, développée elle aussi par l’Université Cornell, rassemble vos observations et celles de millions d’autres ornithologues à travers le monde pour créer une carte vivante de la biodiversité. De telles données permettent de suivre les populations d’oiseaux en temps réel, de cartographier leurs migrations et de détecter les espèces en déclin.
Ce qu’on aime : eBird et Merlin sont un duo gagnant. Après l’identification d’un oiseau avec Merlin, vous pouvez enregistrer sa présence dans eBird. L’application vous permet aussi de voir ce que les autres fans d’oiseaux ont observé dans des sites publics de votre région. Très pratique pour repérer les espèces rares ou celles qui manquent à votre liste personnelle !
Ce qu’on aime moins : eBird demande un peu plus d’effort et de rigueur que Merlin. Vous devez être précis·e dans vos observations (date, heure, localisation exacte). Avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités!
iNaturalist — LA PLUS COMPLÈTE
Votre intérêt pour la nature ne cesse de grandir? Téléchargez alors l’application iNaturalist pour en savoir plus sur les oiseaux, insectes, plantes, champignons, mammifères, reptiles, etc.
Comment ça marche : Vous prenez une photo d’un organisme vivant, puis vous la téléversez sur l’application. L’intelligence artificielle vous proposera des identifications basées sur votre localisation et votre image. Chaque observation est ensuite validée par la communauté. Une fois authentifiée, elle devient une donnée scientifique utilisable par différentes équipes de recherche.
Ce qu’on aime : L’application montre ce qui a été observé autour de nous. Une vraie carte au trésor de la biodiversité locale !
En revanche : Pour certains organismes, il faut des photos très précises pour que l’intelligence artificielle ou la communauté puissent nous aider.
Chaque clic compte
Pourquoi les observations « ordinaires » sont importantes ? Parce que la science a besoin de volume et de répétition.
Pour savoir si une espèce est menacée, les groupes de recherche ont besoin de milliers de données, année après année, au même endroit. Le moineau domestique, que vous observez chaque printemps dans votre cour, fait partie d’un portrait global qui permet de détecter des tendances à long terme. Même dans une grande ville, votre observation a de la valeur.
Imaginez la richesse des données amassées par les milliers de personnes qui, comme vous, prennent quelques minutes pour noter et enregistrer ce qu’elles voient. En utilisant ces applications, vous devenez les yeux et les oreilles des scientifiques sur le terrain. C’est ce qu’on appelle de la science citoyenne. Vos observations permettent de cartographier la distribution d’espèces et de documenter la biodiversité.
Grâce aux millions d’observations sur ces applications, les scientifiques peuvent maintenant prévoir avec précision les routes migratoires et identifier les zones critiques à protéger.
Pas mal pour quelques clics sur votre cellulaire, non ?


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