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Science en une – Septembre 2025

15 août 2025 - Matthieu Fannière iconfb iconth iconbs iconred

Crédit : Wu, C.M. et al. Adaptive mechanisms of social and asocial learning in immersive collective foraging. Nat Commun 16, 3539 (2025).

Apprentissage en blocs

Vaut-il mieux apprendre en cherchant en solo ou en observant les autres? Pour le savoir, des scientifiques ont demandé à 128 personnes de jouer à une version modifiée de Minecraft. Leur but: collectionner des récompenses  cachées dans des citrouilles ou des pastèques (cubiques, bien sûr!).

Les  précieuses ressources étaient parfois éparpillées, parfois regroupées au même endroit. Des volutes bleues, visibles par l’ensemble des volontaires, annonçaient chaque heureuse découverte. Valait-il mieux suivre ces indices ou poursuivre sa quête de son côté?

La stratégie optimale était d’alterner entre la quête solo et l’imitation du groupe. Pour ces scientifiques, c’est la preuve que les apprentissages individuels et sociaux ne s’opposent pas: ils se complètent. Comme Steve et Alex, les personnages du jeu!

Crédit : D. Rubinoff, insect biodiversity lab, CTAHR University of Hawaii

Chenille cadavérique

Elle est voleuse, carnivore et couverte de morceaux de cadavres. Ce n’est pas le personnage d’un film d’horreur, mais la chenille d’une nouvelle espèce
de papillon de nuit, découverte dans une forêt de
l’île d’Oahu, dans l’archipel d’Hawaï.

Cette larve de 5 millimètres de long se nourrit des insectes pris dans la toile d’une araignée. Pour ne pas finir elle-même au menu, la chenille se déguise en cadavre. Elle ramasse divers morceaux d’insectes morts : une tête de fourmi par-ci, un abdomen de scarabée par-là. Elle mastique ces restants soigneusement choisis et les tisse sur son dos.

Ainsi camouflée, la chenille dévalise tranquillement
le garde-manger de l’araignée, qui ne se doute de rien. Au bout de quelques semaines, elle quitte son enveloppe macabre pour se métamorphoser en
un minuscule papillon. Ni vue ni connue !

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Crédit : Yohann Morin

 Des zombies dans la peau

Les cellules de la peau ont une durée de vie de trois ou quatre semaines. Passé ce délai, elles cessent de fonctionner normalement… mais elles ne meurent pas tout à fait non plus!

Ces «cellules zombies» jouent un rôle mal compris: certaines aident le système immunitaire à cicatriser les plaies, d’autres provoquent des inflammations et accélèrent le vieillissement de la peau. #ouch

En comparant 50 échantillons de cellules, une équipe américaine a identifié trois types de zombies. Chacun a sa forme, sa fonction et sa réaction aux médicaments. Prochaine étape: distinguer les cellules bienfaisantes des redoutables zombies à exterminer!

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