Et au pire on se mariera – Film [critique]

14 septembre 2017 - Rédaction Curium

 

Coralie, 16 ans, a assisté à la première du film pour Curium

 

Dépeindre l’adolescence dans toute son intensité, ses bouleversements et son émotivité : voilà le tour de force qu’a réalisé Léa Pool par l’adaptation cinématographique du roman « Et au pire on se mariera » de Sophie Bienvenu.

Ce long-métrage raconte l’histoire d’Aïcha, une jeune fille de 14 ans entretenant avec sa mère une relation ardue, lui en voulant constamment pour sa décision d’avoir banni son beau-père de sa vie. Révoltée, Aïcha n’assiste pas à la majorité de ses cours et passe le plus clair de son temps à errer dans les rues de Montréal ainsi qu’à fréquenter ses deux seules amies, des prostituées. Elle rencontrera toutefois Baz, un garçon de plus de deux fois son âge, de qui elle tombera follement amoureuse. C’est le début d’une relation houleuse, puissante et douloureuse, où Aïcha est prête à tout pour séduire celui qui désire simplement venir en aide à l’adolescente.

 

Une partie de l’équipe du film sur le tapis rouge

 

Tout d’abord, le jeu d’acteur de Sophie Nélisse est tout simplement incroyable : je ne pourrais imaginer une autre personne pour interpréter Aïcha ! Elle parvient à nous transmettre une panoplie d’émotions, nous émouvant dans le rôle de cette adolescente tourmentée. Par exemple, lors d’une scène d’interrogatoire se déroulant dans une petite pièce, Sophie Nélisse nous projette par la simple puissance de son jeu toute la détresse du personnage principal, en faisant une des scènes les plus puissantes du film.

À ce sujet, malgré le caractère tragique du premier amour d’Aïcha, je crois que chacun de nous peut s’identifier aux personnages de ce film. Ils évoluent dans un univers qui nous est familier (l’action se déroulant au Québec) et nous pouvons nous reconnaître dans leurs paroles et leurs actions du quotidien, notamment lors des réflexions d’Aïcha sur la période de chavirement qu’elle traverse.

 

J’y étais!

 

Ensuite, le scénario comprend une intrigue bien ficelée : j’ai été très étonnée par la fin du film! Il est également bien rythmé et nous surprend à tout moment. En effet, certains passages illustrent l’imagination d’Aïcha plutôt que la réalité, mais impossible de déterminer quand! L’histoire prend donc des détours inattendus, nous renversant soudainement. Bien que le récit soit des plus tragiques, il est ponctué d’hilarantes pointes d’humours ce qui apporte un peu de légèreté à l’œuvre.

En bref, « Et au pire on se mariera » est une œuvre des plus touchantes destinée à chacun d’entre nous. Ayant vécu la passion des premiers émois amoureux ou non, nous ne pouvons qu’être charmés par le personnage d’Aïcha. À sa façon, au travers de ses fabulations, elle nous présente sa vision de la vie dans une histoire des plus surprenantes. Je vous invite donc à visionner le plus tôt possible ce film qui saura assurément vous chambouler.

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2 réponses à “Et au pire on se mariera – Film [critique]”

  1. Sophie dit:

    Super article ! Le conte rendu de la journaliste m’a définitivement convaincu qu’il s’agit d’un film à voir !

  2. Dorothée dit:

    Très bon article. Il nous donne le goût d’aller voir le film. Merci Coralie!