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Espoirs 2022 : science tous azimuts

20 décembre 2021 - Marion Spée et Marie-Hélène Croisetière

La pertinence de l’ARN messager se confirme dans les technologies d’avenir et le plus titanesque accélérateur de particules reprend du service. Grosse année !

ARNM : quatre lettres, une révolution

Les vaccins contre la COVID-19 ont été les stars de 2021. Quatre lettres en particulier ont fait le tour du monde : ARNm, pour ARN (acide ribonucléique) messager. Ces lettres continueront de faire parler d’elles en 2022, puisque le même type de technologie pourrait révolutionner la lutte contre d’autres maladies. Déjà, on annonce des tests pour un vaccin à ARNm contre un virus ayant causé 35 millions de morts depuis les années 1980 : le sida.

La technologie de l’ARN messager pourrait se révéler une avenue prometteuse dans la prévention et le traitement de l’influenza, ainsi que de certains cancers et maladies auto-immunes.

Un petit tour de manège ?

Un anneau de 27 kilomètres de circonférence, des milliers d’aimants supraconducteurs refroidis à – 271°C (plus froid que l’espace intersidéral !), une accélération hallucinante… pour la particule appelée hadron, l’accélérateur LHC offre un tour de manège extrême. Lorsqu’elle s’approchera de la vitesse de la lumière, l’excitation sera au maximum : son niveau d’énergie sera 7 500 fois plus grand qu’en temps normal !

Situé à 100 mètres sous terre, à la frontière de la France et de la Suisse, le collisionneur du Laboratoire européen pour la physique des particules (CERN) est le plus puissant et le plus grand au monde. Il rouvrira ce printemps, après une fermeture de plusieurs années pour des travaux. Les scientifiques y feront des expériences cruciales pour améliorer les techniques d’imagerie médicale et comprendre les fondements de l’Univers. Juste pour le fun, les manèges ?

CRISPR-Cas9 à la rescousse

En 2021, dix ans après sa découverte qualifiée de révolutionnaire, la technique CRISPR-Cas9 a permis de traiter une première personne atteinte d’une maladie génétique rare. La manoeuvre était expérimentale, et il faudra s’armer de patience avant de crier victoire, mais on peut raisonnablement s’attendre à d’autres tentatives similaires dans un futur proche.

CRISPR-Cas9, que l’on compare à des ciseaux moléculaires, permet de couper les gènes à des endroits très précis, pour éventuellement les « réparer ». Bien que la technique soit largement utilisée en recherche, elle commence tout juste à l’être dans la lutte contre les maladies génétiques.

Merci à Andrés Finzi, professeur au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie, de l’Université de Montréal.

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