L’électron libre : Ce monde-là

20 novembre 2017 - Marie-Pier Tremblay

Il n’y a pas de meilleur mois que décembre pour se rappeler que les humains ne fonctionnent pas tous de la même façon.

Il y a ceux qui avancent dans les allées du centre commercial bondé, et ceux qui s’arrêtent pour pointer un jouet en disant « Hon, regarde ça, Sylvain, comme c’est cute », sans même se rendre compte qu’ils bloquent 48 personnes derrière eux.

Il y a ceux qui aiment l’hiver et peuvent te vanter pendant trois heures le plaisir de dévaler une pente en défiant la mort, comme si avoir froid était un loisir en soi, et ceux qui ont un mauvais mot à dire sur chaque flocon de neige, individuellement.

IL Y A LA TANTE QUI TIENT ABSOLUMENT À ORGANISER DES JEUX POUR LE PARTY DE NOËL, ET IL Y A… MOI.

Moi qui déteste les jeux d’échange de cadeaux, le monde qui trippe trop sur l’hiver (même si je chiale toujours contre la chaleur de l’été) et les centres commerciaux. Parce que, non, c’est pas assez « cute » pour que tu t’arrêtes sans regarder comme si t’étais seul au monde !

Excusez-moi. Faut que je me calme. C’est si facile de m’énerver contre « les autres », ceux qu’on peut appeler avec dédain « ce monde-là ».

Et c’est encore plus facile quand on est avec des amis. On se met à plusieurs pour détester ce “monde-là” qui ne se tient pas du bon côté de l’escalier mécanique ou qui aime encore One Direction en 2017. Débat essentiel, s’il en est un.

J’imagine que c’est humain. C’est notre besoin de se définir. Se positionner comme n’étant PAS l’autre, c’est un moyen facile de le faire. Parce que l’autre, hein ? Quel épais !

Je ne suis pas cette fille qui pose des questions bêtes en classe, ni ce garçon avec de drôles de cheveux. Voilà ce que je ne suis pas. Mais… qui suis-je, alors ? N’est-ce pas là une réponse plus intéressante à chercher ?

Des fois, je me dis qu’il y a assez de négativité dans ma vie de tous les jours sans que j’en rajoute inutilement. Alors, toi, qui t’es arrêté au milieu de l’allée,  cette année, je vais rouler un peu des yeux, mais je ne vais pas te trouver nono pendant une heure après t’avoir croisé. On est simplement différents. Y’a rien là, au fond.

Texte : Mathieu Charlebois

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2 réponses à “L’électron libre : Ce monde-là”

  1. C dit:

    Je suis très déçue que l’Électron libre de ce mois-ci ne soit pas dans la version papier 🙁 C’est ma partie préférée dans Curium avec les dossiers 🙂

    • Jade Berube dit:

      C’est juste pour ce mois-ci! Et tu sais qu’il est, par contre, sur le site web?