Vive l’échec !

20 avril 2018 - Marie-Pier Tremblay

Inconfortable, honteux, difficile à surmonter… L’échec fait pourtant partie du jeu. Et s’il vous servait de leçon pour mieux rebondir ?

Quel est le point commun entre J.K. Rowling, la célèbre auteure de la saga Harry Potter, Usain Bolt, l’homme le plus rapide du monde, et Steve Jobs, le cofondateur de la fameuse pomme ? Les trois ont encaissé de nombreux échecs avant d’atteindre le sommet.

Tenez-le pour acquis : il est impossible de réussir à tout coup. Im-pos-si-ble ! La bonne nouvelle ? L’échec n’est ni une fin en soi ni une abomination. Il fait au contraire partie intégrante de votre bagage d’expériences. Même si, sur le coup, vous auriez plutôt envie de vous exiler dans une grotte en Malaisie !

Surmonter un échec, mode d’emploi L’échec est la preuve ultime que vous repoussez les limites, que vous sortez de votre zone de confort. La seule façon de vous garantir une vie sans échecs, c’est de ne jamais rien essayer ! Celui qui rate aura toujours le mérite d’avoir osé. Si vous voyez le verre à moitié plein, vos insuccès vous donneront l’occasion de vous remettre en question, de mieux vous connaître, d’identifier ce que vous maîtrisez… ou pas !

« Quand on est aux études, l’échec prend souvent la forme d’une mauvaise note, observe Marie-Eve Landry, psychologue aux Services aux étudiants de l’Université de Montréal. Si c’est loin d’être gratifiant sur le moment, il faut plutôt le voir comme une erreur de parcours et surtout tenter d’en tirer une leçon. »

La matière était-elle claire ? Aviez-vous mal dormi la veille de l’examen ? Est-ce que les questions étaient vraiment trop difficiles ? L’analyse est essentielle, si vous voulez que l’échec se transforme en tremplin.

Et ensuite ?

Il faut se relever et recommencer. Plus facile à dire qu’à faire : « On vit dans une société de performance, le marché mondial occasionne plus de compétition », concède Nadia Gagnier, psychologue.

On admire et érige en héros ceux qui réussissent, alors que ceux qui trébuchent sont relayés au second rang. Alors, forcément, la peur de l’échec est bien présente : « S’efforcer de bien faire les choses, c’est sain, poursuit la psychologue. Avoir peur, procrastiner et même éviter de faire certaines activités par crainte de faire des erreurs, c’est malsain. »

À bas le tabou !

Mais les choses changent. Depuis quelques années, l’échec a la cote. Vous avez bien lu ! Déballer ouvertement ses défauts, raconter ses faux pas devant une assistance bondée, c’est tendance.

Depuis 2014, le FailCamp de Montréal propose des conférences qui encensent les échecs en tout genre. Des personnalités admirées, issues de la politique, des médias, de la restauration ou des affaires, viennent y raconter leur parcours, avec ses hauts, mais surtout ses bas, afin de dédramatiser les défaites et d’encourager la prise de risques.

Moralité : avec un peu d’humour, d’humilité et d’introspection, même les pires échecs vous donnent des points !

Les #FAILS de la science

 

Dans les réseaux sociaux, des scientifiques dévoilent leurs ratés avec humour sous le hashtag #fieldworkfail !

#fieldworkfail_ Une zoologiste s’est accidentellement collée à un crocodile alors qu’elle tentait de lui fixer un transmetteur radio.

#fieldworkfail_ Durant une plongée, un écologiste marin a fièrement montré un concombre de mer à son collègue… avant de réaliser que c’était un étron tout frais.

#fieldworkfail_ Un biologiste a pris en photo une superbe araignée et l’a relâchée. Il s’est rendu compte trop tard qu’il s’agissait d’une espèce inconnue qu’il aurait dû conserver.

#fieldworkfail_ Lors d’une expérience sur le terrain, des babouins ont volé le dernier rouleau de papier toilette disponible et l’ont utilisé pour décorer un arbre très très haut.

 

Texte : Marion Spée

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