Le stress : ange ou démon?

2 septembre 2016 - Rédaction Curium

Le stress est généralement synonyme de maux de ventre, sueurs froides et insomnie. Rien de positif, quoi ! Pourtant, il y a du bon à être stressé. En fait, sans stress, impossible de survivre.

Le stress est une réponse naturelle du corps devant une menace. Une voiture qui fonce sur nous ou un test de mathématiques : notre cerveau réagit de la même manière. Il nous laisse deux choix : combattre ou fuir. Dans un cas comme dans l’autre, il faut beaucoup d’énergie. Cette énergie est fournie par les hormones de stress, notamment le cortisol et l’adrénaline. Voilà pourquoi le stress est essentiel à notre survie et même à notre bonheur. En quantité raisonnable, le stress nous donne le coup de pouce nécessaire pour arriver à l’heure à un rendez-vous, réussir un examen ou performer sur scène malgré un trac fou.

Le problème, c’est quand le stress devient chronique. Et ça, les scientifiques n’ont pas encore réussi à déterminer le moment où ça se produit. Par contre, ils savent que les humains ne sont pas égaux face au stress. Certains résistent mieux à la pression, d’autres ne peuvent la supporter. Est-ce en raison de la génétique, de la famille, de l’environnement ? Un peu de tout ça.

La recette du stress

Ce qui est stressant pour vous ne l’est pas forcément pour un autre, et inversement. Mais la recette du stress est néanmoins universelle. Elle comporte quatre ingrédients :
– une perte de contrôle (Sens de contrôle diminué) ;
– un accroc à l’estime de soi (Personnalité menacée) ;
– une situation imprévisible (Imprévisibilité)
et nouvelle (Nouveauté).

C’est ce qu’on appelle le S.P.I.N.

La situation n’a pas besoin de répondre à tous ces critères. Un seul suffit à déclencher le stress. Évidemment, plus il y en a, plus on est stressé. Et c’est là que surviennent maux de ventre, maux de tête, troubles de mémoire, insomnie, irritabilité, rhumes à répétition, etc. Bref, en matière de stress, trop c’est comme pas assez !

Montre-moi tes cheveux et je te dirai si tu es stressé.

Les chercheurs en science du stress ont découvert que le cortisol s’accumule dans les cheveux. On a beau les laver ou les teindre, l’hormone du stress est là pour y rester ! Cela facilite la tâche des scientifiques. Comme les cheveux poussent d’un centimètre par mois, ils n’ont qu’à couper la longueur voulue à partir de la racine et ils obtiennent un «relevé» du stress pour autant de mois qu’il y a de centimètres.

Isabelle Ouellet-Morin, chercheuse au Centre d’études du stress humain, utilise cette méthode pour évaluer si les expériences de vie difficiles, comme l’intimidation, se reflètent dans la tignasse des adolescents. À suivre !

Facebook, c’est stressant!

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Avoir plus de 300 amis sur Facebook, ça augmente le taux de cortisol. C’est ce qu’ont démontré Sonia Lupien et son équipe après avoir étudié 88 jeunes âgés de 12 à 17 ans. Il y a toutefois une bonne nouvelle : l’hormone de stress diminue chez les ados qui soutiennent leurs amis, par exemple en aimant leurs publications ou en leur envoyant des mots d’encouragement. La gentillesse, c’est bon pour la santé !

Halte au stress !

Le corps est une formidable machine. S’il est capable de produire les hormones de stress, il est aussi capable de les arrêter. Mais il faut l’y aider un petit peu. Voici quatre façons d’y parvenir.

On décortique la situation stressante à l’aide du S.P.I.N.

Après coup, on élabore un plan pour répondre à la menace. Un exemple ? C’est la rentrée et vous fréquentez une nouvelle école. Est-ce stressant parce que :

a) vous avez l’impression de perdre le contrôle ;

b) vous vous sentez menacé dans ce que vous êtes ;

c) vous avez l’impression que quelque chose d’inattendu va se produire ;

d) tout cela est nouveau pour vous.

Supposons que vous avez répondu « non » aux trois premiers éléments et « oui » au dernier. Que pouvez-vous faire pour affronter la nouveauté ? Vous présenter à votre voisin de pupitre, peut-être ? Le simple fait d’y penser contribue à diminuer les hormones de stress. Magique !

On respire profondément en gonflant le ventre le plus possible. L’inspiration détend le diaphragme, un muscle situé sous la cage thoracique. Il s’étire tellement que cela arrête la réponse de stress.

Si la respiration ne vous branche pas, vous pouvez chanter. Cela produit le même effet ! On peut aussi écouter de la musique lente, car la respiration se synchronise naturellement avec les rythmes musicaux.

On bouge. L’exercice physique libère toute l’énergie qu’on accumule pour combattre le stress au quotidien.

On rit ! Oui, oui ! Le rire stimule la sécrétion d’endorphines, des hormones qui réduisent le cortisol et l’adrénaline.

LE STRESS DONNE-T-IL DES BOUTONS ?

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Pas du tout ! Il n’existe aucun lien entre le stress et la production de sébum, cette substance exsudée par la peau qui peut bloquer les pores et provoquer l’acné.

Dans ce cas, pourquoi a-t-on l’impression d’avoir des poussées d’acné avant chaque examen ? Tout simplement parce qu’on ne peut s’empêcher de triturer nos boutons ! La manipulation des pustules aggrave l’inflammation de la peau. Alors, la prochaine fois qu’on se sent stressé, on essaie d’occuper ses doigts à autre chose !

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Une réponse à “Le stress : ange ou démon?”

  1. merlin dit:

    cool je croyais que je fesais de l’acnee