Le slam, c’est… entre Baudelaire et le rap. C’est aussi, surtout, une compétition de poésie où le public vote pour son performeur préféré.

IVY

Le slam, c’est un moyen de rendre la poésie plus… cool ?

Ce n’est pas la poésie qui est rébarbative, c’est ce qu’on en fait. Je trouve ça aberrant, par exemple, de tenter de faire aimer la poésie en enseignant les figures de style ! La poésie, ce sont des sensibilités qui parlent à des sensibilités. Ça devrait être un art populaire ! Parce qu’on est tous un peu poètes.

 

QUEEN KA

Comment décrirais-tu ce que tu fais dans tes spectacles ou sur tes albums ?

Le mot slam a une telle portée aujourd’hui qu’il est parfois plus simple de dire qu’on fait du slam, même si on ne fait plus de tournois et qu’on fait plutôt des disques.

Avant, je répondais :

– Je fais des poèmes.

– Des monologues ?

– Ouin, mais non.

– Comme Louis-José Houde ?

– Ouin mais non, y a pas toujours

de l’humour.

– Ok, mais pourquoi de la musique

si tu chantes pas ?

– Ben… ça accompagne.

– Et c’est pas du rap ?

– Non.

Aujourd’hui je réponds que je fais du slam. Et là, les gens font : « Aaaaah ». Je fais encore des tournois aussi, mais moins. N

 

SIMON GOUDREAULT

Des slams à oublier ?

Ça m’est arrivé de faire des textes que je croyais super efficaces en compétition, et de me ramasser avec une note désastreuse. Mettons que ça ramène dans la réalité. Mais il faut aussi se rappeler que, peu importe le poème ou le contexte, il y a toujours au moins une personne dans la salle qui a besoin d’entendre ce que tu dis.

 

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