Regarder son nombril [Édito]

8 février 2018 - Marie-Pier Tremblay

Deux kilos. C’est le poids de toutes les bactéries qui squattent actuellement votre corps.

Je pourrais aussi vous dire que vous produirez 40 000 litres de salive au cours de votre vie, qu’un microscopique globule rouge fait le tour de votre corps en seulement vingt secondes et que votre sang contient de l’or. Bon d’accord, la quantité est infime, mais tout de même !

L’humain a conquis les plus hauts sommets, exploré les entrailles les plus profondes et même joué au golf sur la Lune, mais il reste une frontière qui le mystifiera toujours : son propre corps.

Évidemment, à force de le côtoyer tous les jours, on finit par le prendre pour acquis. On récite ses différentes composantes depuis la maternelle. Deux yeux, deux oreilles, un nez… On connaît ses caractéristiques de base, ses petits défauts de fabrication.

Mais quand on le scrute avec attention, on réalise qu’une foule de détails nous échappent encore. Après tout, on ne comprend pas encore à quoi sert un mécanisme aussi banal que le bâillement ! Le corps a ses raisons que la science ignore.

La machine humaine est aussi mystérieuse que fascinante. On l’entretient, on l’embellit, on la répare, on la perfectionne au point de flirter avec les limites éthiques… Certains rêvent même de la rendre immortelle. Garantie illimitée !

Voilà notre défi du mois : élaborer un guide du propriétaire surprenant, qui étalera toute la richesse de cet écosystème complexe. Allez, regardez-vous un peu le nombril… et admirez le chef d’oeuvre !

Julie Champagne
Rédactrice en chef

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