Micro-ferme : la révolution des champs [VIDÉO]

14 septembre 2017 - Rédaction Curium

American Gothic est un tableau de Grant Wood, 1930.

 

Une modeste parcelle de terrain qui peut nourrir des centaines de familles, sans produits chimiques ni tracteur ? C’est possible… et vital ! Nourrir la population croissante tout en minimisant l’impact sur l’environnement. Voilà le double défi de l’agriculture moderne.

Le hic ? L’approche industrielle mise sur de grandes superficies agricoles, sans compter les tracteurs, la machinerie lourde, les pesticides, les engrais chimiques… Dur, dur sur l’environnement ! Le temps est venu de développer des méthodes plus respectueuses de la planète et de la santé des gens.

Au Québec, une nouvelle génération de fermiers se retrousse les manches et prouve que l’agriculture sur petite surface peut être accessible, stimulante… et rentable. Un vrai pied de nez aux méthodes industrielles !

Voyez grand… cultivez petit

Véronique Lacroix et Gaël Meneust, propriétaires de la Ferme des Libellules, figurent parmi ces pionniers.

« Gaël et moi avons grandi en milieu rural, lui en Bretagne et moi, au Québec, raconte Véronique. En 2011, nous avons acheté une jolie maison de campagne à Saint-Didace, dans Lanaudière. Deux ans plus tard, nous l’avons convertie en fermette. Après avoir lu le livre Le jardinier-maraîcher, de Jean-Martin Fortier, Gaël m’a convaincue qu’il était possible de gagner notre vie en cultivant des fruits et des légumes sur une petite surface. »

Quatre ans plus tard, le couple gagne son pari : leur hectare de terre, soit l’équivalent d’un terrain de baseball, produit suffisamment de fruits et de légumes biologiques pour approvisionner 200 familles.

Un modèle viable ?

De nombreux producteurs se tournent vers la culture sur petite surface afin d’économiser sur le prix d’achat de leur terre et de bénéficier d’une meilleure qualité de vie. Pour vivre de leur production, ils doivent toutefois se laisser le temps d’acquérir les compétences nécessaires, ce qui est parfois plus complexe qu’avec une approche mécanisée. Les micro-fermiers travaillent d’arrache-pied. De février à novembre, Véronique et son mari consacrent 50 à 70 heures par semaine à leur micro-ferme. En hiver, la saison calme, ils investissent chacun 40 à 50 heures de façon
hebdomadaire.

Mais le jeu en vaut la chandelle. Plusieurs micro-fermes maraîchères atteignent la rentabilité après quelques années, notamment grâce à la vente de paniers via le réseau des fermiers de famille d’Équiterre.


Texte : Marie-Claude Ouellet

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