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décembre 2015

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LE MOT DE NOÉMIE

Pour la planète, il n’y a pas pire emmerdeur que l’humain.

« Si tous les insectes disparaissaient soudainement de la planète, dans 50 ans, ce serait la fin de la Terre. Et si c’était les humains qui disparaissaient, au bout de 50 ans, toutes les formes de vie fleuriraient. » Ce n’est pas moi qui le dit. C’est l’éminent biologiste américain Jonas Salk. Et il a raison. Il est temps de repenser nos façons de faire.

Je ne vous dirai pas de fermer l’eau quand vous vous brossez les dents ni d’éteindre la lumière quand vous sortez d’une pièce (vous le faites déjà, non ?). Je pense à quelque chose de plus grand, de plus ambitieux : une économie… verte. Une vraie.

Selon un document publié en 2006 par l’ancien économiste en chef de la Banque mondiale (bref, pas un clown), il coûtera plus cher de colmater les dommages causés par les changements climatiques que de prendre les moyens pour les contrer… et il a tout chiffré.

Pensez-y. Si les politiciens arrêtaient de « magasiner chez Dollarama » et d’offrir leurs contrats aux plus bas soumissionnaires, s’ils privilégiaient plutôt les projets durables, si les entrepreneurs du Québec investissaient dans les technologies propres et les énergies renouvelables pour créer de nouveaux emplois, et si nous, comme citoyens, réclamions ce changement.

Nous sommes dans une magnifique impasse. Une impasse, parce qu’il n’est plus permis de douter des changements climatiques (il faut agir, ça urge !!!). Magnifique, parce que c’est l’occasion de bâtir de nouveaux modèles économiques et écologiques.

On ne peut pas squatter la Terre indéfiniment.

Si l’humain cessait de jouer à l’emmerdeur, s’il devenait plutôt visionnaire, on se ferait probablement une nouvelle amie : belle, ronde, imprévisible et vitale… la planète Terre.

edito.juillet

Noémie, rédactrice en chef