Je suis trop stressée !

16 mai 2018 - Marie-Pier Tremblay

Par Lou*, 15 ans

Les mains moites, l’insomnie, la nausée, la difficulté à respirer, les crises de panique… Ça vous dit quelque chose ? En tant qu’élève de 4e secondaire, je vis du stress régulièrement, et j’avoue que ce stress m’a prise au dépourvu.

Mais cette pression… elle vient d’où ?

Tout d’abord : réussir. Cette année, j’ai choisi d’aller en maths fortes. J’ai eu l’impression de foncer dans un mur. C’était plus difficile que prévu. Maintenant, si j’ai 75 %, je suis satisfaite. Pourtant, je regarde mes amis qui eux, sont insatisfaits à 90 %.

J’ai alors réalisé que « réussir » n’avait pas la même définition pour tout le monde.

Ensuite : les attentes. « La 4e secondaire est l’année la plus importante de votre vie », disent les professeurs. « Tu dois donner tout ce que tu as ! » dit mon père.

En voilà, du stress ! On ne peut pas leur en vouloir ; ils veulent seulement notre réussite. Mais parfois, j’aimerais qu’ils prennent le temps de nous rassurer avant nos examens, pas de nous faire un speech. Juste nous dire de faire de notre mieux. Je pense que ça pourrait faire une différence pour certains élèves anxieux. Par exemple, à mon école, une de mes professeures a décidé de nous faire faire des exercices de respiration au début de quelques cours. Oui, oui, vous avez bien lu !

Enfin, notre futur patron va probablement se baser sur notre bulletin réalisé à seize ans pour déterminer si nous avons les qualités requises pour leur travail. Moi, si je pouvais, j’irais faire des études en médecine. Suis-je prête à étudier pendant plusieurs années pour un métier que je ne suis pas certaine d’aimer (et qui m’apportera encore plus de stress) ?

On m’a appris qu’il est important de penser à soi et de prendre le temps de respirer. Tu as eu une bonne note dans ton dernier examen de sciences ? Tape sur l’épaule. Une moins bonne note à ton dernier examen d’histoire ? Ne panique pas. Sers-toi de ta déception pour t’encourager à travailler davantage pour le prochain test.

Je pense qu’il faut surtout trouver un remède contre le stress : écouter de la musique, dessiner, écrire, faire des exercices de respiration, pratiquer un sport,  danser, marcher en forêt. N’importe quoi pour se changer les idées !

Il ne me reste plus qu’à nous souhaiter bonne chance… et que la Force soit avec nous. 🙂

* Les noms dans ce texte ont été changés par souci de confidentialité

 

Réflexion
Bien dosé, le stress peut être votre allié, car il stimule les fonctions cognitives. Mais associé à des pensées de type «catastrophes», on parle alors d’anxiété. D’où ça vient ? C’est un mélange de prédisposition biologique, de modèle parental et d’expériences de vie. À l’adolescence, les variations hormonales peuvent aussi y contribuer. De plus, le besoin d’être accepté par les pairs et la pression de réussite sont source de stress et d’anxiété. Beaucoup d’adolescents en sont donc affectés !

L’anxiété se manifeste dans le corps, la tête (les pensées), le coeur (les sentiments) et les comportements (quand vous évitez certaines situations). Pour la gérer, il faut idéalement travailler sur au moins deux de ces dimensions. En plus du sport et de la relaxation, on peut ajouter des techniques de « défusion » des pensées (ne pas porter attention aux pensées catastrophes), s’exposer graduellement à ce qui fait peur, bien planifier son horaire et emploi du temps, prendre le temps de voir des amis et intégrer l’humour au quotidien (écouter des comédies abondamment !).

Bien dormir est aussi important ; on s’aide en évitant trop de caféine et les écrans lumineux le soir. Enfin, les applications de cohérence cardiaque sont très populaires (RespiRelax pour iPhone et Ma cohérence cardiaque pour Android). Bonne détente !

Sophie Leroux, psychologue

 

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