Coup de foudre moléculaire

11 janvier 2018 - Marie-Pier Tremblay

Oubliez le destin, les contraires qui s’attirent ou les affinités astrologiques. L’amour se joue… dans votre cerveau !

Il ou elle passe devant votre casier. Soudainement, la température monte d’un cran. Votre coeur bat la chamade, votre quotient intellectuel est en chute libre, vos mains tremblent tellement que vous en échappez vos cartables. Même les mots qui sortent de votre bouche ne forment plus de phrases cohérentes.

Nul besoin de consulter le médecin : vous êtes simplement foudroyé par l’amour !

Phase 1 : Le coup de foudre

La science ignore pourquoi on tombe amoureux d’une personne et pas d’une autre. Elle sait toutefois qu’on ne choisit pas rationnellement ceux qu’on aime.

« Le coup de foudre, c’est moléculaire, dit le Dr Normand Voyer. On ne peut rien y faire ! Et le cerveau fait un méchant trip. Il active les mêmes zones de récompense que pour la drogue et le chocolat. »

Plusieurs hormones expliquent cet état second. D’abord, une augmentation de la dopamine, aussi appelée hormone du plaisir, qui vous pousse à chercher désespérément la présence de l’être aimé.

L’activité des lobes frontaux, impliqués dans le jugement et l’organisation, ralentit. C’est la région sous-corticale, associée aux émotions et à la sexualité, qui prend les commandes.

Et ce pauvre petit coeur qui semble vouloir sortir de sa poitrine ? Pas de panique ! C’est l’oeuvre de l’adrénaline, qui accélère la respiration du même coup.

Mauvaise nouvelle pour les romantiques : l’intensité des premiers temps a une date de péremption.

« Le corps humain ne pourrait survivre au coup de foudre éternel, dit le Dr Voyer. Après 18 mois, les molécules impliquées reviennent tranquillement à la normale. Au bout de trois ans, le coup de foudre est passé. »

Phase 2 : L’amour romantique

Alors, c’est tout ? L’amour ne dure que trois ans ?

Pas si vite…

Il est vrai qu’au fil du temps, les défauts de votre partenaire émergent. L’effet de nouveauté s’estompe aussi. Vous ne ressentez plus de palpitations intenses en ouvrant simplement ses messages texte.

La bonne nouvelle, c’est qu’une autre hormone prend le relais : l’ocytocine. Elle se manifeste lorsque des amoureux passent du temps de qualité ensemble et lors des rapprochements physiques. C’est le début d’une nouvelle étape de votre histoire !

C’EST LA FAUTE À CUPIDON !

Vous multipliez les gaffes devant l’élu de votre coeur ? Vous savez maintenant qui blâmer…

DEVENIR ROUGE COMME UNE TOMATE = L’ADRÉNALINE

Elle augmente la pression artérielle et enflamme les peaux plus pâles. Et lorsque vous vous en rendez compte, l’embarras ne fait qu’empirer la situation !

ÊTRE AVEUGLÉ PAR L’AMOUR = LA SÉROTONINE

Vous voyez votre tendre moitié comme une divinité sans défaut ni reproche ? Tout s’explique par une diminution de la sérotonine, un neurotransmetteur associé au sens critique. Lorsque cette hormone diminue, votre logique et votre capacité d’analyse sont sérieusement compromises… même lorsque vos amis vous font remarquer des aspects moins plaisants de l’être aimé !

DIRE DES NIAISERIES = LE CORTISOL

Avec cette hormone liée stress qui grimpe au plafond, vous manifestez des comportements impulsifs et tenez des propos… plus ou moins heureux ! Ça vous rappelle des anecdotes ?

Texte : Andréa Sirhan Daneau

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2 réponses à “Coup de foudre moléculaire”

  1. Anonyme dit:

    Bonjour, j’ai remarqué une petite erreur dans l’article « L’amour: Une histoire de molécules » (Revue de Curium #37) Le deuxième encadré -Phase 2- près du sous titre « L’amour Romantique » semble avoir subi un problème de retranscription puisqu’on retrouve deux fois la phase 1!

    • Curium dit:

      Oh, on va corriger! Merci!